jeudi 21 mars 2013

L'INACHEVEMENT....

  Il n’y aurait donc que cela. L’instant du dernier souffle      Et, face à cette unique étincelle d’agonie, un territoire d’inexprimable solitude où l’errance de mon écrit contre en de vains suspens l’incompétence et l’abattement de mon penser.      Alors, d’exorcismes en manifestes, le verbe ne peut que subir dans l’accablement l’attirance que le secret du double veut nous faire pressentir, l’extase du passage où se perd en moi l’énigme de ma différence.... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

THEOPHANIES....Extrait

D'un vers à l'autre il y a un vide, un puits à sec, un coeur sans battements, un astre sans orbite et sans lumière que les mots n'atteignent jamais. Il y a un silence où la voix ne mord pas, le retour, le tournant, encore et à nouveau, le parcours sinueux. Ce n'est pas un silence : c'est une échelle dont tu ne sais pas si elle monte ou bien descend  – comment parcourir ses degrés sans que l'âme ne s'affaiblisse ? –, ni si tu l'as déjà gravie bien qu'elle ne soit pas un chemin. Non, ce n'est pas ainsi. Tu dirais que... [Lire la suite]
jeudi 21 mars 2013

DEHORS....Extrait

 (...)  Voyais-je cet espace quand j’étais enfant ? Ou bien n’était-il qu’un été perpétuel ? «Quand nous cessons d’être des enfants, nous sommes déjà morts». Le sommes-nous ? Le langage façonnant la réalité avec ses racines dans la magie : n’est-ce pas une part de cette enfance mais filtrée à travers le tamis de l’expérience ? Nous parlons d’«enfants de la nature». Nous sommes nous-mêmes des gosses de la nature, rapetissés dans le futur, appauvris dans le langage. Le contact naturel avec les choses de chaque jour, pleines... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

LE PASSEUR ENDORMI

Il conjuguait sa vie à l'imparfait de l'invisible, au subjectif présent, à l'infini – auquel nul n'est tenu. Des messages cryptés lui parvenaient depuis les confins du sommeil, calcinés, ahuris, enchevêtrés à d'obscènes graffiti. Le fantôme de Dieu hantait l'arrière-pays, offrant des morts aux fleurs sous l'aspect d'un héron blanc occupé à aiguiser sur l'onde son image. Et soudain, le poème, becqueté à cœur, frétillait hors du courant, étincelant de toutes ses écailles dérobées à la lumière.   .   MARC ALYN   . ... [Lire la suite]
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jeudi 21 mars 2013

FRANCOIS CHENG

Lorsque l’âme se fait entendre Cette voix murmurante, ponctuante       Qui est source de tout chant Basse continue ne connaissant       ni borne ni arrêt Le temps est aboli et l’espace vaincu Mais l’âme ne se fait entendre Qu’en résonance avec une âme autre Lèvre à lèvre                      cœur à cœur Deux voix mêlées, reliantes, ruisselantes Joignant les feuilles... [Lire la suite]
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