O mon amour, tu existes en moi depuis toujours. Il y eut un temps où je t’aimais et où tu ne m’aimais pas encore, mais ce temps est mort depuis tant d’années que je ne m’en souviens plus. Il y eut un temps où je n’étais que moi-même, mais ce temps est oublié. Il y eut un temps où rien n’existait de ce que nous sommes. Et aujourd’hui, ce temps est effacé où je t’aimais et où tu ne m’aimais pas encore. Je dis ton nom et le monde connaît la beauté du matin. Et pâlissent les aurores qui baignent le front des statues de l’ennui. Je dis ton nom et le ciel vide se remplit des promesses d’une nouvelle vie. Tu m’as guéri de mes peurs, tu m’as consolé de mes défaites, tu m’as sauvé de la dérision. Chaque jour, je cherche le chemin qui me conduit vers toi, me rapproche de toi comme un arc-en-ciel d’allégresse. O mon amour, après tant d’autres, je redis ces vieux mots que me dicte ton seul amour.

 

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ALBERT AYGUESPARSE

 

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PH PACHE


Photographie Philippe Pache