A l'orée de la grande forêt couverte d'oiseaux
La petite fille attendait, des dentelles de fleurs
Mêlées à ses cheveux par la malice du vent
Elle attendait l'arrivée de l'autobus des fées
Celui de huit heures et quart, ombres des chênes
Lierre espiègle en embuscade, souches soucieuses
Il avait du retard, lumière verte par-dessus le bois
Lumière des arbres tordant leur écorce, feuilles
Il apparut enfin sur ce chemin léché de mousses
S'arrêta près d'elle, emmitouflé de musiques
Pétillant de lucioles acrobates, joyeusement épuisé
Elle monta parmi cette troupe farceuse
Les branches autour tricotaient une écharpe de brises
L'insolite véhicule redémarra, toussant des formules bizarres
Une crème de fougère déroulait son tapis sur le talus
Monté par une kyrielle de crapauds ébahis
Les fées semaient leur magie alentours
Nobles chênes, frênes poètes charmant des merles
Troncs crépitant des tribus de capricornes, songe du mulot
Arrêt devant l'école, la petite fille descendit, pouf
Sourires et rêveries, rose robe de pétales, grâce
Et dans son cartable, la petite étoile de bois.  



.



SYDNEY SIMONNEAU



.

 

 

fee