Tu marches

au devant de ton ombre
les yeux pris par la lumière
étonnée que la terre
ait tant de couleurs
Encore un peu
et le ciel reposerait
sur tes épaules
Le silence
emporte ton corps
immense et familier
dans l’air mouvant
Si tu t’arrêtais
au bord de cette pierre
tu comprendrais
le cercle de la mer
Ce désir qui croît
depuis toujours
entre tes pas et le vent
 
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MARILYSE LEROUX
 
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mer