Pour tout bouclier,
La feuille qui tremble
Et un masque de roses
Habité par ton ombre
Qui se sépare de son collier de cris
Semé aux quatre tracés du futur tu.
Ciel gelé,
Sous la crasse gluante d’une mémoire
Qui n’en finit pas de se multiplier
En lierres sanguins.
Astre inondé d’astres.
La porte du livre se referme
Sur le roucoulement du pigeon
Et les lettres, en cage, recousent
La mèche de l’alphabet.

 

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MOKHTAR EL AMRAOUI


in « Arpèges sur les ailes de mes ans »

 

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ailes

Oeuvre Dale Dunning ( Sculpture )