lundi 12 août 2013

MEMOIRE DE LA MER...Extrait

Après les sens qui se sont fermés, ce sont toutes les fonctions du corps qui sont frappées d’inertie. Elle passe de brancard en brancard, d’hôpital en clinique. Elle est ici ? Non, elle est là, suivant les semaines. Aucun hôpital ne guérit plus. On fait semblant de réparer un peu, pour qu’elle reparte ailleurs. Que je te pousse et te pousse, pompe et pompe, vide, remplisse. On l’évacue comme une noyée que l’on rejette dans le courant. Les yeux toujours fixant la mort. Sent-elle ? Ne sent-elle pas ?   Mais le cœur... [Lire la suite]
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lundi 12 août 2013

VOIX

Voix muettes depuis toujours, ou depuis hier, ou à peine éteintes ; Si tu tends l’oreille tu en recueilles encore l’écho. Voix rocailleuses de qui ne sait plus parler, Voix qui parlent et ne savent plus dire, Voix qui croient dire, Voix qui disent et ne se font pas entendre : Chœurs et cymbales pour contrebander Un sens dans le message qui n’a pas de sens, Pur bourdonnement pour simuler Que le silence n’est pas silence. A vous parle, compaings de galle : Je vous le dis, compagnons de débauche ... [Lire la suite]
lundi 12 août 2013

LE DEHORS ET LE DEDANS...Extrait

La nuit bouge elle bat des ailes au fond du pré dans le vert qui vire une corneille brille comme anthracite Encore une goutte de lumière pour chaque noix aux noyers pour le chapeau clair des coprins éclos dans la nuit leur invraisemblable candeur contre tout ce noir qui se prend et tire à lui les couleurs Bascule de l'ombre Instant fragile, menace de cet automne où nous pourrions bien quitter sans crier gare ce logis piteux et mal aimé du corps le laissant seul à négocier nos redditions face à l'inexorable gravité de l'existence ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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lundi 12 août 2013

TERRE SANG FEU...Extrait

Nous avions construit nos joursSur les décombres de nos nuitsEt plus souvent qu'à notre tourTrébuché sur nos marellesLà où cependantTout était simpleAu hasard des quais ou des garesNous tournions le dos à notre bagageMais toujours ils s'obstinaientA ne nous faire que les pochesEt notre pire suppliceAu-delà de l'actuelLent déshabillageDe nos moëllesDe notre sangDe notre souffleFut de n'avoir jamais été dépouillésQue du dérisoireHélas nous étions seulsEt seuls à voirDans la paume de nos mainsCe qui nous brûlait les doigtsCe que tous ont... [Lire la suite]