Les lèvres des baisers sur des figues mûres de septembre

danse l’andalouse

danse

ma mémoire de fragiles mains sectionnées

dans tes cheveux de satin

le sang fait des éclats de vives voix

est-ce déjà la corniche

enflammée des parois abruptes

la lumière

des blés

aux cieux de la plaine chaude des poussières

blanches

comme les ventres des juments

les deux derniers coquelicots d’or et de larmes

les lèvres des baisers sur les figues mûres de septembre

sont bleutées

comme ta bouche

rose

rose

au fleuve

si lent

si chaud

 

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PATRICK ASPE

 

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Oeuvre Juan Carlos Boveri