jeudi 19 septembre 2013

VOUS M'AVEZ APPRIS A TISSER LE TEMPS...

Vous m'avez appris à tisser le temps sur mes doigts d'enfant qui sentaient encore l'encre des porte-plumes et la craie des ardoises. Votre école était buissonnière parce qu'elle ne cherchait pas à éteindre ce feu qui pétillait dans nos yeux et qui poussait nos rêves à courir le monde, à battre la campagne, sur les pas de notre imagination, au rythme de la ville qui nous étouffait... Les enfants du quartier n'étaient pas riches. Certains portaient des blouses grises, couleur de cour, couleur des murailles qui nous entouraient.... [Lire la suite]
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lundi 16 septembre 2013

TENORS-MEMOIRES...Extrait

... "Et je l'interrogerai encore, et nous dialoguerons jusqu'à la transparence des horizons où plongent les piliers de nos prières." "Midi passe, les ombres vont revenir Je professe la refonte des yeux, je donne à voir au regard du monde l'incroyable paix qui est à l'œuvre dans la veille martiale de ma voix. Je bats la pierre du jour pour qu'éclosent à sa pointe d'éclat les germes de possibles demains, moi l'éphémère, l'éternel, un scintillement."   . LEOPOLD CONGO-MBEMBA   .      
lundi 16 septembre 2013

AURELIEN...Extrait

« Qui a le goût de l’absolu renonce par là au bonheur... …Pourtant, si divers que soient les déguisements du mal, il peut se dépister à un symptôme commun à toutes les formes, fût-ce aux plus alternantes. Ce symptôme est une incapacité totale pour le sujet d'être heureux. Celui qui a le goût de l'absolu peut le savoir ou l'ignorer, être porté par lui à la tête des peuples, au front des armées, ou en être paralysé dans la vie ordinaire, et réduit à un négativisme de quartier ; celui qui a le goût de l'absolu peut être un innocent, un... [Lire la suite]
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dimanche 15 septembre 2013

COMME DANS UN JARDIN...

Ils étaient là, tous les deux devant cette tombe où leur mère " reposait ". Comme dans un jardin ensoleillé en Septembre, ils lui rendaient visite, se retrouvaient et parlaient. Sans tabous, ils évoquaient leur vie passée sous le même toit, celle qui n'appartenait qu'à eux seuls,  parfois, ils s'adressaient à leur  mère en souriant, et tout à coup ils étaient trois. Ils sublimaient ce moment et le vivaient naturellement, avec une simplicité étonnante...Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas échangé, sans témoin, des... [Lire la suite]
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samedi 14 septembre 2013

LES SENTIMENTS PERDIDIFS...Extrait

Le mensonge est cette lumière  de misère et d’arrangement.    L’enfance est la morte racine  de nos jours de vieillissement.    Et ce puits, si profond de mémoire,  de cicatrices…    Nos troubles voix,  sans accent et sans phrases  pour le souvenir déchu.                                       ... [Lire la suite]
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vendredi 13 septembre 2013

AGNES SCHNELL

On n’ose dire les gestes froissés d’insignifiance ou l’arrachement d’un oiseau lourd … On s’enferme on cèle ses orages en un jardin d’absences en un creux froid toujours blessant on se bâtit une carapace un mur à calciner les regards un mur où s’écrase la violence des mots.   .   AGNES SCHNELL   .        
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mercredi 11 septembre 2013

SAIT-ON JAMAIS...

A ma mère     Si tu es, comme il m’arrive de t’espérer encore, capable d’apercevoir le même azur que mes yeux et de reconnaître les routes où je m’aventure depuis l’alvéole où parfois je ne peux t’enfermer par refus délaisser m’anéantir la lassitude, (ou d’abdiquer sans remède la recherche d’un sens), alors peut-être, en échappant aux faits de science es-tu là, telle que je peux encore t’espérer.   Si tu regardes, tu sais que je ne trahis jamais la parole que nous nous sommes donnée sans réserve et... [Lire la suite]
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mercredi 11 septembre 2013

LE CRI, LE CHANT...Extrait

J’ai faim de mondes infinis Vieille soupe d’astres et de songes De ce pain bleu des galaxies Qui fume encore et me prolonge J’ai faim d’îles et d’archipels Où mijotent d’autres saveurs Faim d’une faim originelle Venue de l’espace intérieur J’ai faim de ces couleurs qui crament De cette lumière sabre au clair Faim dans ma chair et dans mon âme De tous les fumets de la terre J’ai faim d’un vertige de femme Pétrie de nuits et de marées Quand le grand désir qui s’enflamme Ouvre le sexe de l’été J’ai faim d’une fraternité ... [Lire la suite]
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mercredi 11 septembre 2013

POESIE SUR MARNE...Extrait

Je vais te donner un secret d'écume pliée encore dansun pan de la nuit sur les îles impassibles seméesquelque part comme un avènement d'autres espacessoulevés d'innocence ;je vais te donner un royaume sans aucune empreintede pas encore ;je vais te donner la gratitude émouvante d'éclore encore ;vois… ne t'est-il pas venu une terre jumelle dansla lumière de chaque matin qui t'a fait pérenne sousles grands arbres à feuilles caduques… ?   .   GENEVIEVE DEPLATIERE   .       ... [Lire la suite]
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mardi 10 septembre 2013

ABOU EL KACEM CHEBBI

S'il arrive au peuple, un jour, de vouloir vivre, Il faudra bien que le destin réponde, Il faudra bien que s'ouvre la nuit, Il faudra bien que cèdent les chaînes. Celui que le désir de vivre n'a pas étreint à bras le corps, S'évapore et disparaît au grand ciel de la vie. Ainsi m'ont dit les êtres, tous les êtres. Ainsi m'a parlé leur esprit caché. Au sommet des montagnes, au plus secret des arbres, Dans la mer déchaînée, écoute murmurer le vent : "Que je me tourne vers un lieu du monde, Et je m'habille d'espoir, et me dépouille de... [Lire la suite]
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