vendredi 6 septembre 2013

NORIA...Extrait

 Au point le plus aigu du jour, le silence nomme l’âme notre sœur indulgente, et, par cette fêlure, nous prenons vue sur nos foules intimes. Ainsi, parfois, la mer se nomme absence ou fleur inoffensive, et couvrirait ses monstres…. Et lorsque ta pâleur voulut parler d’extase et de démences, nous sûmes que nous pouvions durer sur le sentier, près d’une odeur de menthes fissurées par le soir, aux deux bouts de l’improbable rencontre...   .   GABRIELLE ALTHEN   .   Photographie Murad Osman   ... [Lire la suite]
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vendredi 6 septembre 2013

NUDITES...Extrait

Tout s'y lit l'or bleu du désir l'eau qui dort sous Le sable des caresses attendues le frisson du réveil Comme une vague ramène le matin sur la peau On voudrait s'y étendre y mourir à son tour Et la fine rainure qu'on suit avec le pouce De la nuque aux reins comme un poème vertébré Partage l'est du sommeil et l'ouest des plaisirs Quand il est l'heure de lire le menu de la nuit avec les doigts » .   ALAIN DUAULT   .     Oeuvre Vladimir Rozmainsky        
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vendredi 6 septembre 2013

LE DOUX MIRACLE / EL DULCE MILAGRO

Qu’est-ce que cela ? Prodige ! Mes mains fleurissent. Des roses, des roses, des roses poussent sur mes doigts Mon amant me baisa les mains, et en elles, Oh, grâce ! Des roses ont jailli comme des étoiles. Et je vais par le sentier en criant le charme à tue-tête, et dans le bonheur le sourire alterne avec les pleurs et sous le miracle de mon enchantement se parfument de roses les ailes du vent. Et les gens qui passent murmurent en me voyant : « Ne voyez-vous pas qu’elle est folle ? Qu’elle rentre chez elle. Elle dit que des roses ont... [Lire la suite]
vendredi 6 septembre 2013

LE JOUR SE LEVE ENCORE

Quand tu n´y crois plus, que tout est perdu Quand trompé, déçu, meurtri Quand assis par terre, plus rien pouvoir faire Tout seul, dans ton désert Quand mal, trop mal, on marche à genoux Quand sourds les hommes n´entendent plus le cri des hommes Tu verras, l´aube revient quand même Tu verras, le jour se lève encore Même si tu ne crois plus à l´aurore Tu verras, le jour se lève encore Quand la terre saigne ses blessures Sous l´avion qui crache la mort Quand l´homme chacal tire à bout portant Sur l´enfant qui rêve, ou qui... [Lire la suite]
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mercredi 4 septembre 2013

CE QUI RESTE APRES L'OUBLI

Rien moins que rien c’est ce qui reste après l’oubli L’écume de la vie et la couleur des roses pourquoi Tout a passé si vite sur mes lèvres sur ton sommeil L’oiseau qui paraphe le ciel cassé ne nous apprend Plus rien et nos pas égarés dans la lumière glissent Vers des questions interminables où sommes-nous Avec nous-mêmes J’ai vendu la clé de mes songes Il me reste le bleu de l’aube et le coquelicot de mai Après la saison violente quand le vent a soufflé sur La branche de mon amour quand mes mains gâtées Plus loin que tes épaules de... [Lire la suite]
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mercredi 4 septembre 2013

SI RESPIRER...Extrait

… Et seulement les retombées de la neige, habillée de miroirs et de volutes. Désir de ce très pur moment quand la main grandira comme un enfant aveugle pour cueillir à même le ciel un fruit miré, et qui n’est rien. C’est alors que la lumière retournera au sol pour s’endormir, immense, dans ses linges. Pour apaiser sa fièvre, et pour, dans la cascade torsadée, éteindre, avec la rosée, sa crinière.   La lampe, mon amour. Je te revois dans ce jardin de feuilles. La lune y est légère. Et toi, d’oiseaux tes mains. Amande... [Lire la suite]
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mercredi 4 septembre 2013

RUSES DU VIVANT

  Même innocents du sang de notre prochain il nous arrive de tuer la vie en nous Plusieurs fois plutôt qu’une     Le voile qui nous recouvre les yeux et le cœur Les barricades que nous dressons autour du corps suspect La lame froide que nous opposons au désir Les mots que nous achetons et vendons au marché florissant du mensonge Les visions que nous étouffons dans le berceau La sainte folie que nous enfermons derrière les barreaux La panique que nous inspirent les hérésies La surdité élevée au rang d’art consommé... [Lire la suite]
mercredi 4 septembre 2013

DU MOUVEMENT ET DE L'IMMOBILITE DE DOUVE

Je nommerai désert ce château que tu fus, Nuit cette voix, absence ton visage, Et quand tu tomberas dans la terre stérile Je nommerai néant l’éclair qui t’a porté. Mourir est un pays que tu aimais. Je viens Mais éternellement par tes sombres chemins. Je détruis ton désir, ta forme, ta mémoire, Je suis ton ennemi qui n’aura de pitié. Je te nommerai guerre et je prendrai Sur toi les libertés de la guerre et j’aurai Dans mes mains ton visage obscur et traversé, Dans mon cœur ce pays qu’illumine l’orage.   .   YVES... [Lire la suite]
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mercredi 4 septembre 2013

DONNE MOI QUELQUE CHOSE QUI NE MEURE PAS...Extrait

 " Prendre soin, être confiant. Et naître. Naître une fois, deux fois, trois fois, entrer à chaque instant dans une vie blanche comme dent de lait, et que la mort ne saisisse dans le vieil homme qu'un nouveau-né, et que mourir ne soit qu'une naissance de plus, surajoutée aux autres, une naissance comme on dit d'une image: surexposée" "Dire, cette vie est un jardin de roses, c'est mentir. Dire, cette vie est un champ de ruines, c'est mentir. Dire, je sais les horreurs de cette vie et je ne me lasserai jamais d'en débusquer les... [Lire la suite]
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lundi 2 septembre 2013

OSTINATO...Extrait

Le gris argent du matin, l'architecture des arbres perdus dans l'essaim de leurs feuilles. Le parcours du soleil, son apogée, son déclin triomphal. La colère des tempêtes, la pluie chaude qui saute de pierre en pierre et parfume les prairies. Le rire des enfants déboulant sur la meule ou jouant le soir autour d'une bougie à garder leur paume ouverte le plus longtemps sur la flamme. Les craquements nocturnes de la peur. Le goût des mûres cueillies au fourré où l'on se cache et qui fondent en eaux noires aux deux coins de la... [Lire la suite]
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