jeudi 10 octobre 2013

RECIT ECOURTE

Tout ce qui illuminait à l’intérieur de nous gisait maintenant à nos pieds. Hors d’usage. L’intelligence que  nous recevons du monde matériel, avec les multiples formes au-dehors nous comblant de bienfaits, se détournait de nos besoins. Le miroir avait brisé tous ses sujets. On ne frète pas le vent ni ne descend le cours de la tempête. Ne grandit pas la peur, n’augmente pas le courage. Nous allons derechef répéter le projet suivant, jusqu’à la réalité du retour qui délivrera un nouveau départ de concert. Enserre de ta main le... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 10 octobre 2013

UN CHAMP D'ÎLES

Savoir ce qui dans vos yeux berce Une baie de ciel un oiseau La mer, une caresse dévolue Le soleil ici revenu Beauté de l'espace ou otage De l'avenir tentaculaire Toute parole s'y confond Avec le silence des Eaux Beauté des temps pour un mirage Le temps qui demeure est d'attente Le temps qui vole est un cyclone Où c'est la route éparpillée L'après-midi s'est voilé De lianes d'emphase et fureur Glacée, de volcans amenés Par la main à côté des sables Le soir à son tour germera Dans le pays de la douleur Une main qui fuse le Soir À... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,
jeudi 10 octobre 2013

FRAGILE CENTAUREE

 Mon fils aubépine  et ma fille fauvette  ont fleuri en racines  au ventre du dégel  faisant battre à nouveau  les ailes de l’aurore,  la gorge bleue de l’air,  le sainfoin de l’espoir.  J’écris pour mériter  un peu de leur lumière.     Il suffit d’une étreinte  pour devenir un fleuve,  de l’arôme d’un baiser  pour devenir lavande,  saponaire ou muguet,  fragile centaurée,  mille oiseaux,  mille roseaux. ... [Lire la suite]