Dans les jazz du vent

arborer un nouveau langage

en écho du silence.

De la vacuité

plein les godasses,

suivre le chant

qu'offre l'ombre

à fleur de peau.

Remuer au plus profond de soi

la légende sous l'écorce.

Déventer la fauvette de l'air.

À la source du temps

se décoller du visible.

Visiter les songes

jusqu'à plus soif de l'essence.

Saisir par l'œil

les combustions translucides

que seules

des rumeurs nourrissent.

Le sanctuaire au goût huîtrier

de la parole saisira l'alphabet

de la genèse

comme l'incantation

d'une pureté à venir...

 

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LOUIS BERTHOLOM

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PURETE2