jeudi 31 octobre 2013

NAUFRAGE

Sans doute la montagne a-t-elleElle-même son silence ! les motsSont des fleurs tombées dans un bain de sable ―Décombres sous les pieds ! ― la mer,Son éperon délivre le vaisseau de sa voile,Et la dune est soudain vidée de ses rayons.C’est un son de pipeau que promène le vent.Et là, encore la barque dortLe mât se brise ? La terre au loinNe chante plusQue des refrains de mort. La cigarette du phareS’éteintEt les berceusesDes villes se perdent dans la mémoire.L’ange écoute son nom prononcéDans l’Orage. La maison secrèteDe ta vie,Tu... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 30 octobre 2013

L'AMANTE INTERIEURE

L'amante intérieure Je vais vous hanter Chaque jour comme le sable infiltré Jusque dans votre lit Comme les foules je vais Chasser les ombres les solitudes Les pages de mon livre les poèmes Vous ne serez plus en mesure de les dénombrer Passer chaque porte Couper chaque corde qui vous maintient À ce revêtement sans joies Sans traversées sans enchantements Que je nomme l’ordinaire Et tout ce qui est marcher Courir haletant Tout ce qui est ouvrir renverser traverser Laissera échapper un poème Mon orgueil... [Lire la suite]
Posté par emmila à 10:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mardi 29 octobre 2013

JEAN-PIERRE DUPREY...

J’ai dominé toute une station de vie Ma première enfance est entrée dans la pierre Mes premières larmes sont sorties avec les passereaux J’ai vu un Dieu, j’ai vu les hommes Et mes yeux ne se cherchent même plus Hier je suis allé sur la montagne qu’habita la lune Et je suis revenu le cœur plein de tristesse Il ne me reste plus qu’un souvenir et une guitare brisée Un saule pleureur se dépouille et m’habille de larmes Qu’est-il de plus triste au monde que de partir sans chanter   .   JEAN-PIERRE DUPREY ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
mardi 29 octobre 2013

JEAN-PIERRE DUPREY

Pour Philippe et Serge   Un jour je dormirai du sommeil dont j’ai peur Pour ne plus m’éveiller Je descendrai au fond de ces temps oubliés Où les sirènes pleurent. Et les très longs voyages repliés dans ma tête Seront chiffons de rêve L’archange qui nous garde et sans nous ne s’élève Sera l’ange de la fête Puisse durer longtemps le phare du vaisseau Qui nous porte sur terre L’abri que se construisent les marins sous les flots Me semble bien précaire Allégés de leur poids ils sont bulles de verre Portés... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
lundi 28 octobre 2013

VIRGILIANES...Extrait

la sagesse est là loin des livres concrète et bleutée dans la paix des choses près du rideau qui s'affole elle est aussi - quand tu vois les miettes sur la nappe - cette pensée pour les oiseaux elle est ta façon de rendre au soleil ses reflets rien qu'en effleurant la carafe ...  sommes-nous cette fable que notre corps raconte sommes-nous le mot de l'énigme un presque vivre ou un presque mourir quelque chose d'étrange entre Dieu et poussière sommeil comme désert ou village ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 20:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
dimanche 27 octobre 2013

FULGURANCES...Extrait

Je suis né dans le désir de l'étonnement le combat et la quête dans ce lieu de l'enfance et de la mort où s'ajoutent l'épine à l'étoile le rêve à la marche l'eau à l'écho la proximité au lointain J'ai appris à travailler le silence de la lumière multiplier le vol des oiseaux tisser les nuages au vent de la tendresse de ma mère cousue sur ma rétine Je suis né perplexité du je pluriel dans la demeure du feu de l'émotion où la couleur le chant le souffle recomposent le plus lointain de mes lointains   . ... [Lire la suite]

dimanche 27 octobre 2013

LE LIVRE DES QUESTIONS...Extrait

A toi, qui crois que j’existe, Comment dire ce que je sais Avec des mots dont la signification Est multiple ; Des mots, comme moi, qui changent, Quand on les regarde, Dont la voix est étrangère ? Comment dire Que je ne suis pas Mais que, dans chaque mot, Je me vois, Je m’entends, Je me comprends, A toi dont la réalité Renouvelée Est celle de la lumière A travers laquelle Le monde prend conscience du monde En te perdant Mais qui réponds à un prénom ? Comment montrer ce que je crée Hors de moi... [Lire la suite]
Posté par emmila à 00:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
samedi 26 octobre 2013

JEAN ROUSSELOT

…et s’en vint à nous l’écriture à la fois solfège et musique soleil et gnomon jusqu’alors accaparée tels les chaumes qu’on brûle pour affamer alouettes et glaneuses par de hautains feudataires ou des moralistes châtrés Désormais pas d’autres raisons d’être y compris révolte, compassion dévergondage, dénuement inaptitude au sacré avec ou sans sucre que cette perpétuelle redoublante acharnée à ne pas entendre les questions sans réponse qui sont le propre de l’homme. Interdits de séjour dans les jardins... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
samedi 26 octobre 2013

LA SOURCE DU TEMPS

Dans les jazz du vent arborer un nouveau langage en écho du silence. De la vacuité plein les godasses, suivre le chant qu'offre l'ombre à fleur de peau. Remuer au plus profond de soi la légende sous l'écorce. Déventer la fauvette de l'air. À la source du temps se décoller du visible. Visiter les songes jusqu'à plus soif de l'essence. Saisir par l'œil les combustions translucides que seules des rumeurs nourrissent. Le sanctuaire au goût huîtrier de la parole saisira l'alphabet de la genèse ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 01:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
vendredi 25 octobre 2013

PREMIER SOLEIL SUR LES BUISSONS...Extrait

« La vigne s’écrit à la surface de la terre Elle a tout sorti de ses rangs les souches, les sarments les feuilles et les grappes Elle a fait le tour de la colline et salué le bois Elle a reconnu le pressoir et la cuve Traversé l’odeur des moûts et le mur étoilé des bouteilles Quand elle a repris place dans l’étendue d’un hiver Elle s’est éloignée de côté vers le soleil. »   .   GEORGES DRANO   .      
Posté par emmila à 22:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,