Tant qu'il y aura des murs élevés en frontière de liberté.
Des miradors et des armes pointées sur les populations civiles.
Tant que des camps, quelque soient le nom qu'on leurs attribue,
où des humains parqués, existeront.
Tant que le dictat de l'argent "esclavera" les petites-gens.
Tant que quelques un seront nantis au détriment des majorités.
Tant que l'on mourra de faim et de maladie
tandis que l'occident verra la nourriture et les médicaments
dévaler des présentoirs de ses hyper-marchés.
Nous seront là à écrire des poèmes.
A manifester notre désaccord.
A être en front de lutte, soudés, amis, humains!
Nous traversons les univers comme des poussières d'étoiles.
Nous ensemençons les mondes car tel est notre lot.
La mixité des univers naitra de notre pensée
et s'expatriera a l'infini, humblement,
ne sachant faire autre chose que ce pourquoi la nature nous a fait.
Sans plus de gloire que le plus simple atome.
Qui peut dire je suis libre dans le monde où nous vivons ?
Réveille toi camarade sorts de ta léthargie, menace imminente !
Fini les couronnes d’épines ceignant la tête.
Nous serons libre dans la clandestinité.
Sous le joug indétrônable, virtuellement.
Dans l’obscur, sous le regard aveugle de la bête.
En privé, illégalement libre, en maquisard.
En résistant clandestin déguisé en esclave.
En poètes sous capes, en obsédé psychopathe.
En condamné a mort serein.
Libre derrière les barreaux et les murs
Enserré de barbelés mais libre.
Libre de penser, de jouir, de rire et de faire semblant d’aimer.
Défait de la culpabilité ancestralement instaurée.
Hors des coutumes barbares des religions.
Dans le déni des politiques sans fondements.
Sourds a l’information catastrophe.
Aux tsunamis de misère qui recouvrent le monde.
Frères des mendiants et des riches, des sans abris et des nantis.
Frère a priori ! à fortiori, inconditionnellement frères d’abord !
Que l’ennemi devienne ami, que l’assassin donne la vie.
Que le bandit soit l’honnête, que le banquier soit le banni.
Que le renversement des us régénère l’esprit.
Que tu sois moi, que le « je est un autre » prenne enfin son sens.
Que la parole soit en couleur, que les langues se mêlent.
Que le sexe soit privé et que l’on accepte que le monde « est » sexuel.
Que l’amour soit sanctifié et que son règne arrive.
Et que la volonté des poètes soit faite
Une fois pour toute !
Sur la terre comme au ciel.

 

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JAY CEE

 

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mur