Cet homme sans pain,

celui-là sans lumières

et cet autre sans voix
correspondent au corps de la patrie,
à la blessure et à son sang ligaturé.

 

 

 

Rien n'est à nous, bien sûr, mais ici nous vivrons.

 

 

 

De la nostalgie
de ce que nous avons cédé ou de ce que nous avons
cédé à la nostalgie nous vivrons.

 

 

Avec la lanterne magique du fils qui n'est pas revenu
nous découvrirons
un chemin sans détour.
Près de cela, qui est quelquefois moins que triste,
sous un arbre, et nus s'il le faut,
nous mourrons.

 

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ROBERTO SOSA

 

 

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porte