vendredi 29 novembre 2013

LES DROITS INHUMAINS

Les hommes naissent grégaires et divisés en classes. L’instinct grégaire doit être encouragé et stimulé pour maintenir l’équilibre de la société. Tous les hommes doivent être encouragés à cultiver l’hystérie et la xénophobie pour maintenir la structure grégaire de la société et la cohésion des classes, des nations et des genres, qui seuls peuvent assurer un développement équilibré de la société humaine. Les hommes ont ainsi le droit d’être: -trompés -frappés -tués -persécutés -empoisonnés -exploités -poussés les uns contre les autres... [Lire la suite]

mercredi 27 novembre 2013

TROIS COUPS SOUS LES ARBRES

Il y a la beauté qui est la vérité réussie des choses, leur dimension harmonieuse, et le bonheur qui tombe comme la foudre d'un ciel qu'on croyait sans surprise, cerné de toutes parts par des étoiles, les mêmes qui troublent peut-être l'esprit de ceux qui habitent de l'autre côté de la nuit. Comment agir pour être heureux, toujours davantage, sans trébucher, sans vieillir et sans perdre courage? Sans courir trop vite devant son amour avec la crainte de ne plus l'apercevoir en se retournant? Nous abordons cette envie comme un mur de... [Lire la suite]
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mercredi 27 novembre 2013

EMILY DICKINSON

Le son le plus triste, le son le plus doux,Le son le plus fou qui enfle,- C'est celui que font les oiseaux, au printemps,Quand la nuit délicieusement tombe,Sur le fil, entre mars et avril -Frontière magiqueAu-delà de laquelle l'été hésite,Presque divinement trop proche. Il nous fait penser à tous ces mortsQui ont traversé la vie en flânant avec nous,Et que la sorcellerie de la séparationNous rend cruellement plus chers encore. Il nous fait penser à ce que nous eûmes,Et dont nous déplorons la perte.Nous en souhaiterions... [Lire la suite]
mardi 26 novembre 2013

LA FOLLE ALLURE...Extrait

La légèreté, elle est partout, dans l’insolente fraîcheur des pluies d’été, sur les ailes d’un livre abandonné au bas d’un lit, dans la rumeur des cloches d’un monastère à l’heure des offices, une rumeur enfantine et vibrante, dans un prénom mille et mille fois murmuré comme on mâche un brin d'herbe, dans la fée d’une lumière au détour d’un virage sur les routes serpentines du Jura, dans la pauvreté tâtonnante des sonates de Schubert, dans la cérémonie de fermer lentement les volets le soir, dans une fine touche de bleu, bleu pâle,... [Lire la suite]
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mardi 26 novembre 2013

LE GARDIEN DE TROUPEAUX.....Extrait

Il ne suffit pas d'ouvrir la fenêtrepour voir les champs et la rivière.Il ne suffit pas de n'être pas aveuglepour voir les arbres et les fleurs.Il faut également n'avoir aucune philosophie.Avec la philosophie, il n'y a pas d'arbres:il n'y a que des idées. Il n'y a que chacun d'entre nous,telle une cave.Il n'y a aucune fenêtre fermée,et tout l'univers à l'extérieur;et le rêve de ce qu'on pourrait voirsi la fenêtre s'ouvrait,et qui jamais n'est ce qu'on voitquand la fenêtre s'ouvre. .  ..  FERNANDO... [Lire la suite]
mardi 26 novembre 2013

MON FEUILLAGE...Extrait

L’ai-je dit ? Je l’ai dit souvent. Je le redirai. Je suis l’arbre et le sable. La pierre.Je n’ai guère fleuri ni porté de fruit.Le feuillage ne me pesait guère.Et sûrement qu’elle est perdue, la graine de ma race.Mais ce que j’ai chanté je l’ai chanté.Et ce que j’aurai dit sera dit. Si je ne l’ai pas labourée, ma terre, je l’ai chantée.Si je l’ai mal fauchée, j’ai parlé de ses fruits.Pas une herbe au talus que je n’aie respirée,Le moindre souffle d’air, j’en ai loué le bruit. Ma terre, mon pays, la parcelle et le pré,... [Lire la suite]
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lundi 25 novembre 2013

L'ATTENTE DE LA ROSEE

Un grand vol de colombesN’est pas vain contre le soirAvant que le soir ne tombeDernier feu que l’on peut voirAvant que le soir ne tombeJe reverrai l’allée blancheAvant que se ferme l’ombreLa baie la plage le dimancheUn vol contre la nuit poséUn baiser posé au bord des yeuxIl n’est remède contre la nuitQue l’attente de la rosée.   .   MAX-POL FOUCHET   .
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lundi 25 novembre 2013

MAX POL FOUCHET

Nous connaîtrons un jour sur de plus amples versantsCe que signifie dans l’aube la fumée des villagesLorsque les chiens cessent d’inquiéter le gibier d’ombreEt de paver la nuit d’abois comme un gué de pierres Nous lirons la fumée des fermes dans le jour étaléComme l’écriture des hommes sur les pages des livresNous apprendrons alors de singulières nouvellesAnciennes comme le feu sur la transparence des terres L’aboi des chiens aux cours fermières de la nuitSera clair pour nous ainsi qu’un jeu de marelleOù les enfants poussent entre... [Lire la suite]
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lundi 25 novembre 2013

LES LIMITES DE L'AMOUR...Extrait

Il suffit d’un baiser Pour apprendre l’amour Et d’un cil abaissé Pour connaître la nuit     Il suffit d’un mort Pour savoir en secret Les machines de l’oubli Les pièges du souvenir   Et de sable mouillé Pour à jamais découvrir Les industries de la mer À effacer les pas   .   MAX POL FOUCHET   .            
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dimanche 24 novembre 2013

LA POURSUIVIE

Je te poursuis encore sur le versant des songes mais tu glisses de moi comme sable en la main et comme un coquillage invente son mensonge la courbe de ton corps esquive ton dessein Je te traque et tu fuis  Je te perds et tu plonges Les forêts des grands fonds ont d’étranges détours Je marche sur la mer et mon ombre s’allonge sous le soleil obscur et dans l’ombre des tours Aux plages de fraîcheur que déroule le lit la trace de nos corps s’efface avec le jour Le lit s’enfle et se gonfle aux brises de la nuit Tristan la voile... [Lire la suite]
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