J'aime, de la nuit, le prélude, lorsque vous

   venez,

Main dans la main et me prenez lentement,

   strophe après strophe, dans vos bras.

Vous m'emportez, tout là-haut, sur vos ailes.

   Amis, restez, ne vous hâtez pas

Et dormez contre mes flancs pareils aux ailes

   d'une hirondelle fatiguée.

 

Votre soie est chaude. A la flûte d'attendre

   un peu

Pour polir un sonnet lorsque vous me trouverez

   secret et beau

Comme un sens sur le point de se dénuder. Ne

   parvenant à arriver

Ni à s'attarder devant les mots, il me choisit pour

   seuil.

 

J'aime, de la poésie, la spontanéité de la prose

   et l'image voilée,

Dépourvue d'une lune pour l'éloquence :

Ainsi lorsque tu t'avances pieds nus, la rime

   abandonne

L'étreinte des mots et la cadence se brise au

   plus fort de l'essai.

 

Un peu de nuit auprès de toi suffit pour que je

    sorte de ma Babylone

Vers mon essence - ma fin. Point de jardin en

   moi

Et tu es toute, toi. Et, de toi, déborde le moi libre

   et bon.

 

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MAHMOUD DARWICH

 

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Sir hubert von herkomer2

Oeuvre Sir Hubert von Herkomer