Je vis en état de provisoire permanent. Un merci sur les lèvres, j'avance où l'ombre s'étend, tenant par la main mon cortège de mots. Je suis parfois chemins étroits de musiques empruntées, pour les besoins de penser comme d'autre ceux de regarder, en fumées, partir leurs rêves. Les miens, je les plante et les arrose, pour qu'ils me donnent fruits bien murs, au matin lent de mes fatigues obscures. Je ne suis pas funambule, non, je tombe et me répand sur les pages en désordre. Je ne suis pas funambule, je vis la main ouverte, c'est tout, et c'est si peu !

 

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XAVIER LAINE

 

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