lundi 14 avril 2014

LETTRE A PIERRE AUTIN-GRENIER

Ton regard amusé reste là posé sur la rumeur tonitruante qui t’entourait Tu es parti, disent-ils n’en crois rien tu vois bien que la vie ne part pas elle s’arrête mais tout reste en place Tu crois avoir rangé ton habit de terrien mais il n’en est rien tu bruisses entre des fils d’encre vive et encore tu ris dans les chambardements de l’absence Tu ne peux pas ne pas savoir : la poussière d’âme est tenace sur le blanc des papiers Tout reste tout est là l’absence n’emporte rien seules certaines choses ne se ressembleront... [Lire la suite]

lundi 14 avril 2014

JE N'AI PLUS MAL, JE M'ACCOMPAGNE

Je ne répugne pas à marcher dans ma tête. Seul dans ma chair, l’infirmité danse comme une gitane autour d’un feu. Mon corps et moi, nous tenons l’humiliation du handicap à bout de bras, loin des flammes et des pas incertains. Un bateau à l’amer grince toujours dans la cruauté de mes rêves. Dans les bulles d’une brume opiniâtre, résiste la morsure faite aux formes pures. Mais, j’accepte la laideur qu’inflige la peine. Reste à convaincre les autres, tous les autres, que malgré l’infirmité, il n’y a pas péril en la demeure.   ... [Lire la suite]
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lundi 14 avril 2014

LABYRINTHES...Extrait

Quand elle eut relevé le front et tourné de nouveau ses yeux vers moi, elle recommença à me regarder. Je me tus encore et l’examinai trait à trait. Soudain, je me mis à penser à l’Inconnue. L’image d’Elisabeth et l’image de l’Inconnue se superposèrent. L’Inconnue était celle dont le corps se pare de toutes les perfections et l’âme de toutes les séductions. L’Inconnue peut toujours être comparée au ciel supérieur et immobile au-dessus des étoiles visibles : rien ne peut mettre une borne à l’imagination. L’Inconnue avait peut-être... [Lire la suite]
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lundi 14 avril 2014

SOLITUDE DES SEUILS...Extrait

le torrent roule ses eaux lourdes les fusils claquent dans le soleil   j’invente sous la treille la fraîcheur de l’aube le conte blême de la lune   la tour là-bas la tour de la mère tutélaire me tient serrée dans ses entrailles   — depuis quand et toujours —   [un chien jappe qui jamais ne cesse emplit le vallon de sa gouaille les châtaignes boguent dans la mousse]   l’hiver est en suspens        à la lisière   l’avant-naître et l’après   même... [Lire la suite]
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lundi 14 avril 2014

EN PELOTE...

A penser et repenser on met en pelotes nos pensées, une pelote pour papa, une pelote pour maman, et d'autres pour le reste du monde. Quand l'une d'entre elles  se déroule,  c'est la vie, jalonnée de faits divers qui surgit en accéléré, et sur le fil qui défile , le passé accroché ne laisse pas de répit. Cela grouille de souvenirs. L'accumulation bouscule l'ordre chronologique, la pelote s'emmêle et les noeuds se multiplient; on perd le fil et la boule aussi, et pour les retrouver, on continue à réfléchir... On défait plus... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:58 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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