Le temps
S’aggrave

Derviches tourneurs
Les phares
Du Créac’h, de Nividic et de Kéréon

Vents et grêle comme gris flagellants
Font aller de guingois
Le cortège des pluies, des moutons
Au pays pénitent

Ciel de misaine
Nuages tête-bêche

Lit-clos
De l’île
Où la mémoire hiberne
Entre ex-voto et proella

Pour Ouessant
Qui n’aurait coup de cœur
A inverser le cours du sang
Tel un ressac
Ferait cèder dans un ultime assaut
La frêle digue des sanglots.

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GILLES BAUDRY
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