Sur l'autel des rengaines, je dépose la fleur pour accrocher, éphémère, un bonheur sans avenir.
Y aura-t-il une guerre qui taira ses fusils en mettant des clochettes à la place des balles ? Est-il un enfant qui séchera ses larmes au parfum de la fleur ?
Le muguet n'a pas de bois pour y tailler des planches et donner un abri à ceux qui dorment sous la lune.
Il passe, empoté, au bout de quelques pièces pour donner l'illusion que l'on sait vivre ensemble. Même les drapeaux se déchirent à vouloir défiler chacun de leur côté. A chacun son bonheur !
Et je cherche dans les landes inconnues les fleurs éternelles que l'on n'offrira pas mais que l'on cueillera, en brassées, tous ensemble, sans oublier personne.
Mais je ne trouve que des mots qui fanent tout autant.

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JOEL GRENIER

 

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JOEL