vendredi 23 mai 2014

CHANT DE L'AMOUR ARME...Extrait II

Le matin avançait dans le vent de l'été, soudain, l'évènement. Mieux vaut ne pas dire qui ce fut ni comment, parce qu'une autre histoire vient, qui, elle, restera. Cela s'est passé aujourd'hui, ici, sur la terre de la patrie, où le vote, secret comme un baiser dans un amour naissant, et universel comme un oiseau qui vole-le vote a toujours été un droit, et un devoir sacré. Soudain il cessa d'être sacré, soudain il cessa d'être un droit, soudain il cessa d'exister, le vote. Il cessa d'être absolument tout. Il cessa... [Lire la suite]
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vendredi 23 mai 2014

CHANT DE L'AMOUR ARME...Extrait

Il arrive un jour où le jour se termineavant que la nuit ne soit tout à fait tombée.Il arrive un jour où la main, en chemin déjà,oublie tout à coup la tendresse de son geste.Il arrive un jour où le bois ne parvient pasà allumer le feu de la cheminée.Il arrive un jour où l’amour qui était infini,soudain finit, soudain.La force est de savoir aimer avec douceur et constanceavec l’enchantement de la rose bien droite sur sa tige,afin que l’amour, blessé, ne finisse pasdans l’éternité amère d’un instant..   THIAGO DE MELLO   .... [Lire la suite]
vendredi 23 mai 2014

LE BROUILLON DE PRAGUE

Cela commencerait par la fatigue d'un voyage un nom que ne cesserait pas de ne pas effacer ce brin d'herbe tremblant sur la dalle le ciel minéral le chat là-bas devant un jeudi de neige (quelqu'un scrutant ses questions)   Le chat laissé dans sa sagesse casanière indifférent devant ce lent naufrage d'arbres dans le blanc l'erewhon lointain des nuages de quelle éternité détaché   Cela commencerait ainsi sans raison sans soleil par quelques mots blessés à vif ... [Lire la suite]
Posté par emmila à 22:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 23 mai 2014

BRISURE III...

Adieu tous mes amis vivants !Il n’est pas de minute qui m’aspire,Loin de vous.Celui que vous avez connu au temps de l’amourSe défaitComme la vague meurt au rivage désert.Aussi longtemps que plonge le regardDans l’espace indolore,Aussi loin qu’il s’élance sur les dunes de sable,Il ne voit que la nuit dans un jour qui s’éteint :La nuit, la Mort en chacun instant donnéeEt la vie toute pareille.Celui que vous avez aimé aux jours vermeils,Quand le soleil dansait sur les plages,Celui-là même qui vous offrait son âmeEn un grand geste... [Lire la suite]