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Combien ça pèse ?
Non, je ne vous demande pas votre appréciation
Non plus… je n’ai pas besoin d’une estimation ou d’une approximation
Je veux, je voudrais savoir le poids réel, à un milligramme près.
Non, ça ne tombe pas du ciel… il faut toujours prendre la peine de peser, de sous peser les choses avant de se prononcer, avant de se fixer.
Le bon poids, la bonne mesure c’est plus sûr.
Oui, ça m’a pris comme ça… du jour au lendemain de vouloir peser mes mots…
Pourquoi?
Pour savoir s’ils sont lourds de sens ou s’ils ne pèsent rien dans la balance.
Vilain désir de proc qui veut distinguer le roc du toc!

Je sais que ce n’est pas à la portée de n’importe qui, qu’il faut s’y connaître :
Être connaisseur…. ou comme on dit : avoir du goût pour estimer les choses à leur juste valeur.
Et puis, il faut avoir les instruments, les moyens, les outils : le bon œil, la bonne oreille, le bon palais… Savoir toucher, avoir du tact… et le sens du contact.
C’est un peu beaucoup. Mais il n’y a rien de mieux pour réussir son coup… il faut être très sensible pour ne pas rater sa cible. C’est terrible!

On va tout de suite se mettre à l’ouvrage et effectuer le pesage.
Le poids de certains mots va nous permettre d’aiguiser nos couteaux et de découper la difficulté en petits morceaux.
Je récapitule : pour savoir le poids de quoi que ce soit, il nous faut une balance avec deux plateaux et quelqu’un pour peser, pour effectuer la pesée et des choses à peser : des mots, des idées ou des objets.

Je mets le sexe dans la balance et je pèse, non je ne vous baise pas, je pèse…
Je cherche combien ça pèse ? Ça pèse un kilo… non personne ne le dit, c’est pour ça que je le dis. Un kilo pour la baise…

Un autre mot, un autre mal sur la balance : le pouvoir. Je renouvelle l’opération et j’obtiens deux kilos environ.

Pour ne pas faillir devant la sainte trinité, on va peser l’argent pour que notre raison puisse faire des comparaisons. L’argent pèse trois kilos

Ça explique peut être pourquoi c’est toujours l’argent qui fait le poids.
Avec l’argent on peut se payer du sexe et du pouvoir.
Avec le pouvoir on peut certes baiser au carré mais surtout se faire baiser par celui qui gère la banque d’à côté.

Maintenant, je mets le mot « Révolution » sur l’un des plateaux de ma balance et RIEN sur l’autre plateau.
Qu’est-ce que je constate? – que la Révolution pèse moins que Rien.
Et pourtant…elle vaut plus que Tout …
Et pour cause, elle nous garantit le changement de tous les paramètres : le poids des choses, la balance des comptes et la compétence de celui qui pèse.

Essayez pour voir!

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http://www.lejournaldepersonne.com/2013/04/bascula/