samedi 25 octobre 2014

LETTRE A FRANCOIS HOLLANDE...Extrait

La poésie n'est pas qu'un jeu gratuit sur les mots. Même si cette dimension ludique fait partie de ses possibilités. Ou si c'est un jeu, il est vital, comme est vital le jeu pour le développement de l'enfant et sa aptitude à grandir. La poésie est la manifestation de la capacité des êtres humains à « habiter le monde », à le faire leur, à s'ouvrir aux autres, à ressentir plus vivement le réel en même temps qu'à le rêver, à le transformer par le recours à l'imagination. Elle est, au meilleur d'elle, une lucidité sensible, une des... [Lire la suite]
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samedi 25 octobre 2014

ET C'EST COMME UN DEBUT DE FOULE HUMAINE

Terre de NazimTerre d’AbdouTerre d’AbrahamTerre de Paris,nue et blesséecité interditeaux vitrines reflétant la plus haute solitude.Une population bariolée de visagescrispésbroyée par l’étau des sueurs d’angoisse.Et l’engrenage des mots qui font des plaies béantes :Métro, Sommeil, Chômage, Banlieues d’insécurité– les chasseurs de faciès ne dorment que d’un œil –Pluie, vent glacial, chambres sordides éclairées par les larmesLes poings serrés de rage, de détresse, d’insomnie.Là-bas, très loin, l’épouse, la tendre fiancéeCouleur jasmin,... [Lire la suite]
samedi 25 octobre 2014

SERMENT

Devant l’aube graduellequi préface le mondeet le silence étaleautour de nos épaulesdevant les veines bleuesdes vitres sous le gel l’éclosion des fenêtreset des neiges futuresdevant l’aire qui flambeet l’ombre fraternelledevant l’immense baieet l’arbre foudroyédevant la Croix du Sudet la nuit sanctifiéeJe le jure :La beauté seule est innocente. .   GILLES BAUDRY   .      
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samedi 25 octobre 2014

ANIMAL DE LUMIERE

Je suis, dans cet illimité sans solitude, un animal de lumière traqué par ses erreurs, par son feuillage : vaste est la forêt : ici mes semblables pullulent, reculent, trafiquent tandis que je m’isole avec pour toute compagnie l’escorte que le temps désigne : les vagues de la mer, les étoiles nocturnes. C’est peu, c’est vaste, c’est mince et c’est tout. Mes yeux ont vu tant d’autres yeux et ma bouche a reçu tant de baisers et avalé tant de fumée de ces trains disparus - ô vieilles gares inclémentes! -, elle a humé tant de poussière... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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