" - Il importe vraiment, dit-il, que tous et chacun nous conservions notre secret, car que subsisterait-il de nous si notre secret était livré, divulgué, dévoilé, perdu, percé, extorqué, arraché ? Ce serait la perte de notre propre densité, de notre identité profonde, de la différence qui nous fonde. L'aveu libère, dit-on, l'âme de son angoisse, mais ensuite c'est un désenchantement, sans remèdes et infertiles, celle-là, que d'être réduit à rien, de ne plus avoir d'énigme personnelle au regard des autres, et d'abord à nos propres yeux...."
... " - Le secret reste notre composante essentielle. Il est l'incandescence intérieure, le "moi intime", le mystère personnel à partir duquel tout s'élance et vers lequel tout converge...l'erreur est toujours de chercher à percer le mystère intime de l'autre ou de se montrer soi-même sans ombre."

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JEAN-PIERRE OTTE

 

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Viktorija Vaišvilaitė,2