L'aube lente à venir.

Le regard flou encore
de rêves arrêtés
les mots s'ébauchent
alchimie profonde hasardeuse.
Le passage est ardu.

Une fresque s'esquisse.
Les songes ont traversé
l'opacité l'imprécision.

Sur les lèvres
le silence s'attarde
avant la domination du dire.

Moment fragile
où le chant surgit
ignorant l'éphémère.

Les sutures sous l'écorce
se resserrent
invisibles.
Tout prend couleur.

 

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AGNES SCHNELL

 

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reflet2,