jeudi 30 octobre 2014

VOYAGE FUTILE ?

Quelques cailloux à la joue du rêveinitient un chemin.Sautillement d'oiseauxentre nos deux visages,palabres des gentianesaux lèvres carminéesquand, derrière la haie,le soir couche le vent quand, derrière ton nom,s'élève un chêne vert. Au coeur de l'hiverdébroussailler les heureset retenir des frichesleur patience gris-bleu. Déterrer sous la croûte durcieun reste de jour,un morceau de saison. Les rainures du tempslaissent glisser le ciel. Frêle esquif ?Voyage futile ? Si peu de couleurs s'apprêtent à... [Lire la suite]
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jeudi 30 octobre 2014

CAHIER D'UN RETOUR AU PAYS NATAL...Extrait

Et voici au bout de ce petit matin ma prière virile Que je n’entende ni les rires, ni les cris, les yeux fixés sur cette ville que je prophétise, belle, Donnez-moi la foi sauvage du sorcier Donnez à mes mains puissance de modeler Donnez à mon âme la trempe de l’épée. Je ne me dérobe point. Faites de ma tête une proue et de moi même, mon coeur, ne faites ni un père, ni un frère, ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils, ni un mari, mais l’amant de cet unique peuple. Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son... [Lire la suite]
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jeudi 30 octobre 2014

CADASTRES....Extrait

Parmi moi de moi-même à moi-même hors toute constellation en mes mains serré seulement le rare hoquet d’un ultime spasme délirant vibre mot j’aurai chance hors du labyrinthe plus long plus large vibre en ondes de plus en plus serrées en lasso où me prendre en corde où me pendre et que me clouent toutes les flèches et leur curare le plus amer au beau poteau-mitan des très fraîches étoiles vibre vibre essence même de l’ombre en aile en gosier c’est à force de périr le mot nègre sorti tout armé du hurlement d’une fleur vénéneuse le mot... [Lire la suite]
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jeudi 30 octobre 2014

MASQUE NEGRE

A Pablo Picasso   Elle dort et repose sur la candeur du sable. Koumba Tam dort. Une palme verte voile la fièvre des cheveux, cuivre le front courbe. Les paupières closes, coupe double et sources scellées. Ce fin croissant, cette lèvre plus noire et lourde à peine – ou’ le sourire de la femme complice? Les patènes des joues, le dessin du menton chantent l’accord muet. Visage de masque fermé à l’éphémère, sans yeux sans matière. Tête de bronze parfaite et sa patine de temps. Que ne souillent fards ni rougeur ni rides, ni... [Lire la suite]
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jeudi 30 octobre 2014

PROLEGOMENES

 Au temps où l’enfant penché sur un vieux plan datant de l’exposition de 1878 faisait des voyages imaginaires, le bruit du vent dans le feuillage était d’une qualité rare, mais n’empêchait point le tic-tac de l’horloge. Il apportait une mélancolie merveilleuse mêlée au goût de la vie et de l’aventure. Chaque arrondissement de Paris était teinté de belles couleurs pastel ; souvent à mon agacement – j’étais un enfant nerveux et malhabile - le vieux plan se dépliaient mal, se cassait aux plis. Parfois, pendant les ouragans, une... [Lire la suite]
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mercredi 29 octobre 2014

ANDRE LAUDE...Extrait

Sommes-nous vivantsSommes-nous faits de fer et sangSommes- nous fait d’eau et ventsSommes-nous clones du néantoù est le feu de nos membresMes doigts de nicotine bougent encoreMa rage intacte brise les serruresUne longue maladie dévore mon corpsMon âme est un moine en robe de bureSommes-nous vivants.J’entends le doux rire de l’ami Cioranrue de l’Odéon crépuscule de nombreLa chute dans le tempset la tonique écriture. .   ANDRE LAUDE   .   Oeuvre Nicolas Rozier http://roziernicolas.blogspot.com    
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mercredi 29 octobre 2014

LA POESIE

La poésie ? Le temps passe. On a les cheveux gris, du cholestérol,  de la barbe et des lunettes. On se console en disant qu'elle, au moins, elle n'a pas changé. Qu'elle est toujours cet enfant impossible, qui a pourtant accepté de vieillir avec nous, pour n'être pas seuls, lui et moi. Lui et moi, pour finir, nous nous entendons bien car nous avons fait l'un et l'autre le tour de nous - moi mon cercle, lui son cerceau: superposables - et ça roule. A deux temps. Là où je dis noir, il barbouille de bleu car il tient à ses... [Lire la suite]
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mercredi 29 octobre 2014

EN CORSE LE VENT SEUL

Le séchoir aux châtaignes, ses murs enfumés furent dressés, on le devine, avec amour. Que reste t-il de cet amour et que vaut la fumée quand la châtaigneraie est par contrat d'abandon - commun, tacite et renouvelable - léguée tout entière aux porcs ? En Corse le vent seul fait ce qu'il peut qui apporte les plaintes des châtaigniers au moulin délabré de la rivière.   .   PAUL VINCENSINI " Archiviste du vent "   .   Ancien séchoir et moulin à châtaignes
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mercredi 29 octobre 2014

IRAN - LA LETTRE DE REYHANEH JABBARI A SA MERE

Samedi matin 25 octobre 2014, Reyhaneh Jabbari a été pendue en Iran. Cinq ans plus tôt, la jeune femme avait été condamnée à mort pour le meurtre d'un homme qu'elle accusait de l'avoir agressée sexuellement en 2007. Malgré les nombreuses protestations de la communauté internationale, la justice iranienne a suivi son cours et amené Reyhaneh à subir la loi du talion. Deux jours après sa mort, une lettre écrite par la jeune décoratrice d'intérieur en avril dernier et adressée à sa mère - qui avait demandé d'être pendue à la place de sa... [Lire la suite]
mercredi 29 octobre 2014

AGNES SCHNELL...Extrait

L'aube lente à venir. Le regard flou encore de rêves arrêtés les mots s'ébauchent alchimie profonde hasardeuse. Le passage est ardu. Une fresque s'esquisse. Les songes ont traversé l'opacité l'imprécision. Sur les lèvres le silence s'attarde avant la domination du dire. Moment fragile où le chant surgit ignorant l'éphémère. Les sutures sous l'écorce se resserrent invisibles. Tout prend couleur.   .   AGNES SCHNELL   .  
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