jeudi 20 novembre 2014

NERUDA

En mi cielo al crepúsculo eres como una nubey tu color y forma son como yo los quiero.Eres mía, eres mía, mujer de labios dulces,y viven en tu vida mis infinitos sueños.La lámpara de mi alma te sonrosa los pies,el agrio vino mío es más dulce en tus labios:oh segadora de mi canción de atardecer,cómo te sienten mía mis sueños solitarios!Eres mía, eres mía, voy gritando en la brisade la tarde, y el viento arrastra mi voz viuda.Cazadora del fondo de mis ojos, tu roboestanca como el agua tu mirada nocturna.En la red de mi música estás... [Lire la suite]
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jeudi 20 novembre 2014

PABLO NERUDA

Tu es au crépuscule un nuage dans mon ciel,ta forme, ta couleur sont comme je les veux.Tu es mienne, tu es mienne, ma femme à la lèvre douceet mon songe infini s’établit dans ta vie.La lampe de mon coeur met du rose à tes piedset mon vin d’amertume est plus doux sur tes lèvres,moissonneuse de ma chanson crépusculaire,tellement mienne dans mes songes solitairesTu es mienne, tu es mienne, et je le crie dans la brisedu soir, et le deuil de ma voix s’en va avec le vent.Au profond de mes yeux tu chasses, ton butinstagne comme les eaux de... [Lire la suite]
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jeudi 20 novembre 2014

MON PAYS MON NAUFRAGE

À Yann Orveillon,« Voleur de feu » considérable.   le pays d’où je viens n’est d’aucune mémoireet la mer en novembre y monte jusqu’aux boisles maîtres de naufrages attendent sur les dunesqu’un bateau étranger se perde dans les Passesle pays d’où je viens a la couleur des lampesque les enfants conduisent aux limites du sableon y marche toujours au milieu des légendesla trace des hommes s’y perd dans une Ville d’hiverle pays d’où je viens a la douleur des landeson y porte parfois des épaves insenséesIl y a des bêtes blanches à la... [Lire la suite]
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jeudi 20 novembre 2014

PEAU DE LUMIERE

La peau de lumière vêtant ce monde est sans épaisseur et moi je vois la nuit profonde de tous les corps identique sous le voile varié et la lumière de moi-même c’est cette nuit que même le masque solaire ne peut plus me cacher. Je suis le voyant de la nuit l’auditeur du silence car le silence aussi s’habille d’une peau sonore et chaque sens a sa nuit comme moi-même je suis ma nuit je suis le penseur du non-être et sa splendeur je suis le père de la mort. Elle en est la mère elle que j’évoque du parfait miroir de... [Lire la suite]
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