Tu sèmes des rêves qui ne germent pas.
Les nuits ouvertes
mouillent le chemin de ta voix
et trouvent l’écho de mon registre
sur la trace de notre légende.
Nous surgissons de nos jouissances
l’écume de nos vies éblouit les étoiles.
Un arc-en-ciel de colombes s’envole
quand je retiens ton sommeil entre mes draps
calciné par l’été.
J’ouvre mes bras
et te garde dans un bercement
qui fait de ton corps le visage de mes nuits.
Entre mes mains as de mirages
ce prodige a filé le métal de nos épreuves.
Je t’offre la transgression insomniaque du réel
un sentier en dehors de la mélancolie.

 

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ODELIN SALMERON

 

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NATHALIE MAGREZ14,

 

Photographie Nathalie Magrez