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Il en est comme du couple de tourterelles ... N'est-il pas chaque jour Noël aux fruits de l'arbre, dans l'air empli des sucs d'une saison et la vasque translucide où l'on boit l'eau claire et vive d'un indicible chant, d'un cantique ? D'ailleurs, dites-moi bien comment sacrer NOËL, combien assumer NOËL et pourquoi ? Dans un monde où le fils ignore la mère, le père, en fait l'alter-ego commun que l'on ne salue même plus dans la rue, fût-il un sans abri ! Oui, certainement, l'aubaine comme l'agape sont au rendez-vous ! Tous les hôtels, regorgeant d'holocaustes aux fumées sacrificielles, et les illusions en peluche se rappellent à l'enfance perdue, que l'on retrouve tout autour de soi, et qui en définitive ne laisseraient plus aucune trace ou empreinte dans le tohu-bohu de l'âge adulte ingrat, tant oublieux ! Ne me demandez plus de fêter NOËL ! d'ailleurs sait-on le jour exact de la naissance du petit Jésus, du petit Prince ? Est-il si important d'en imposer la date, comme si elle eût aussi suffi à cadrer, à soulager le poids des années mortes, périlleuses, assassines où malgré le Verbe, l'homme manie le couteau, le F16 et tergiverse dans les sphères éthérées au sujet de l'Action contre la faim dans le Monde, de l'aide aux réfugiés de tous les conflits les plus meurtriers ... Il fut un temps, nous fêtions largement NOËL, pour les Enfants, nos enfants, oubliant aussi qu'il était des enfants qui ne pouvaient pas ou plus jamais com - mémorer NOËL ... N'ayant plus de petits enfants, pour avoir été séquestrés par la Gestapo qui sévit même à NOËL, ( en la personne très pieuse et très morale de notre Fils et sa Femme ), nous pensons très forts aux Enfants du Monde, des Mondes, à ces Enfants dits Terroristes que l'on a massacrés sur la Terre Sainte et Promise, par milliers, face aux murs de la Honte et de la ville de Jérusalem, trois fois Sainte, pas loin de Bethléem, de Nazareth, en Judée, même à NOËL, comme une provocation, une imprécation sanglante lancée aux dieux indésirables, par d'autres dieux implacables ! Ils étaient des Enfants, certes, mais pas comme les autres, d'où les horreurs du Boucher de GAZA impunies ! Il vint pourtant un jour, faire acte de contrition, les plus hauts dignitaires de la Foi, pour tous les silences odieux de tant de NOËL passés à la table des rois, mais cela ne suffit pas à taire les armes et l'obus du boucher vendus pour avoir été testés sur des Enfants, en fait sur des milliers de petits jésus. La terre promise saigne encore à NOËL et personnellement affecte le Monde, m'empêche de fêter NOËL ! D'ailleurs que signifie désormais NOËL, lorsque l'on enlève de force le symbole même et typiquement Provençal de NOËL ... Imaginez seulement NOËL sans l'Ange Bouffaréu, Pistachier, le Berger, le meunier, le Boumian, les Rois Mages, l'âne, le Bœuf, le petit chien du berger ressuscité enfin, sans toute la Pastorale des Santons de Provence que je récitais, le soir, avant de dormir, par passages entiers et les sachant par cœur, bien au-delà du temps de NOËL, là-bas, au Cambodge, près de mes petits amis d'école qui seront tous passés par les armes, pour avoir aussi louer NOËL, appris la Parabole ? Que deviendra la grande famille des Santons de Provence qui nous rappelle à Mistral, aux Baux ( de Provence ), à Cézanne et tant d'autres Lumières de la terre des garrigues et des lavandes chère à Vincent, à Pagnol. Et tous ces miracles qui ne seront plus que voiles évanescents plongeant dans l'abîme d'une marée adulte et intransigeante, venant à grand renfort de sang dans les arène proclamer la corrida, tuant le Bœuf sauvage, l'Andalousie, la Camargue et balayant d'un revers de main la Crèche de NOËL ! Rendez-vous compte, le Toréador, le Picador, le Matador en guise de Bergers des hommes, sonnant les trompettes de la Renommée, l'épée à la main, consacrant la Faena et surtout brandissant le pic acéré de la Laïcité, pour les Enfants ! cette espèce de fourre-tout, une hotte sordide où en définitive, l'ange et le démon, se partagent comme toujours les restes d'une table de repus, de pansus, arguant des honneurs de la foule et de victoires, à NOËL ! Une autre vision d'un monde que la Laïcité aura non seulement conquis, dressé, asservi à qui mieux mieux, pour en décliner froidement le cours à la fois stérile et froid, tellement oublieux, pardonné à NOËL ; oh non !... Non, non, vraiment, ne me jetez pas dans les arcanes de ces Colisées aux fumets de toutes les histoires sanglantes des Lumières et du Dogme, où hélas ! NOËL tombe et chute bien vite sous le joug de la Pensée Unique en traitant la différence et la diversité comme elle le fit et le fait encore de la Traite des hommes, redéfinie à NOËL, à l'aune du portefeuille. Amer ? le serait-on réellement ? Non, certainement pas ; sensible, trop sensible, à en tomber malade, comme l'enfant : oui, sûrement. Mais d’œuvrer profondément, d'un bout à l'autre de l'instant, du regard à la pensée, de la pensée à l'acte pour que jamais souffrance ni douleur ne viennent grever le quotidien des innocents sous le couvert rutilant et faste de la vérité valant son pesant d'or et de pouvoir. Je n'évoque pas les Innocents aux mains pleines, mais bien plutôt celles et ceux qui ne peuvent faire de leur quotidien, une vie durant, ce qu'en un seul jour NOËL apporte aux inconditionnels de tant de NOËLS juteux ! aux déshérités, aux laissés pour compte de la vie que nous voyons partout allongés dans les rues d'un monde impitoyable, dites-moi, que signifie NOËL ? Peut-être et sûrement un repas chaud que la bonté, loin des hémicycles, portera, la main au cœur ! Mais pour combien de cris de détresse lâchés dans le tumulte et la frénésie non entendus, délaissés par manque de moyens alors qu'à deux pas on flambe, on sable, on dévore l'oie gavée, en revenant de la messe, où qui sait, tout est déjà et ainsi dit ! Alors NOËL, NOËL merveilleux, ses grandes homélies et ses chants qui jouxtent à hurler l'ombre et le sang, la gelure et la faim, là-bas, sous des cartons où gémit le sans-abri, lorsque des enfants se font tabasser et sont arrachés par la force au grand-père, à deux pas du mur des Lamentations, si près de Lazare ! NOËL, l'antre où se balancent en saignant, par centaines de milliers, l'agneau et le cabri que le petit Jésus ne voulait plus ! Oh oui ! j'aurais tant aimé NOËL aux senteurs sapides du conte, de l'orange et du pain d'épices, seulement, un jouet que l'on fait de ses mains pour le fils de l'Homme, entonnant quelques versets du petit Prince, là, au seuil de vraies citadelles, sous la protection de merveilleuses sentinelles qui ne veilleraient d'autres horizons que celui de l'amour fidèle et vrai, sur la Terre des Hommes

 

! DIAMON~11

 

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