Silence, fil d’or, cheveu d’Iseult sur une épaule nue, l’âme en délivrance. Les mots sont ténus aux pieds du rêve, agenouillés. Il est en ignorance, il s’éveille et boit le lait, l’écume des vagues, le bruit du ciel en crue, la fange des marais, et le suc des étoiles.

Aveugle et impuissante la vieillesse est intacte, le soir venu sur les racines. La joie est dans les livres, la peur dans la marge, le rire dans la frange de la page déchirée, triste figure à griffures dorées. Le lait et le miel dans la tasse ébréchée, les pauvres s’y brûlent …

… page après page.


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MARIA-DOLORES CANO

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CHEVEUX2