samedi 9 mai 2015

NOUS SOMMES LA PREUVE VIVANTE D'UN CAUCHEMAR CONVERTI EN LUMIERE

Mesdames, Messieurs,   Il est des mots que l’histoire a blessés et dont le sang ne coagule jamais. Des mots de plaie vive qui suinte d’amertume et que ravive la conscience du toujours et du jamais. Des mots d’eau salée qui ont poussé à l’ombre de l’arbre du non-retour. Des mots sombres comme les cales des bateaux négriers. Des mots couleur de peau, au plus noir du désastre, quand s’effondrent les dieux et que la langue déparle. Des mots qui sont des cris que dévorent les îles et des chants resurgis au blues des plantations.... [Lire la suite]

samedi 9 mai 2015

AU DERNIER SOIR SUR CETTE TERRE...Extrait

"Nos noms sont des arbres modelés dans la parole du dieu et oiseaux qui planent plus haut que les fusils. Ne coupez pas les arbres du nom, vous qui venez guerre de la mer. Et ne lancez pas vos chevaux flammes sur les plaines. Vous avez votre dieu, et nous, le nôtre. Vos croyances, et nous, les nôtres. N’ensevelissez pas Dieu dans des livres qui vous ont fait promesse d’une terre qui recouvre la nôtre. Ne faîtes pas de Lui un huissier à la porte du roi. Prenez les roses de nos rêves pour voir ce que nous voyons de joie ! Et sommeillez... [Lire la suite]
samedi 9 mai 2015

PABLO NERUDA

Lumière fut le feu, pain la rancœur lunaire,le jasmin redoubla son secret étoilé,par les douces mains pures de l'amour terriblece fut paix pour mes yeux et soleil pour mes sens.Oh mon amour, comment, soudain, des déchiruresas-tu fait la maison de douce fermeté,Tu vainquis la malice des ongles et la jalousieet aujourd’hui face au monde nous sommes qu’une seule vie.Ce fut, c'est, ce sera ainsi jusqu'au moment,sauvage et doux amour, Mathilde bien aimée,où le temps marquera du jour la fleur finale.Sans toi, sans moi, sans lumière nous ne... [Lire la suite]
Posté par emmila à 17:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
samedi 9 mai 2015

DANS LA NUIT SURVIVANTE

J'apprends très lentement à vivre à ciel ouvert j'enterre la face humaine sous des gangrènes d'or et j'ai abandonné des tessons de soleil dans la chair oubliée des hommes inutiles   dans la nuit survivante les hommes sont contagieux il y a des fusils plus lourds que les épaules j'ai vu tomber la neige grise des phalènes et le corps maternel excisé sous les arbres   mais quand l'écorce enfin aura pitié de l'arbre quand les oiseaux aveugles chanteront malgré tout les vagues arriveront jusqu'aux maisons... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,