Le monde est une clôture d’épines
Toile d’araignée où rampent des enfants aveugles
Le soleil pleut une aube sans habits
Et un violon ébauche une prière
Mais reste muet

L’œil strabique de Dieu a perdu son axe
Les corbeaux dévorent les colombes
La bonté efface les lignes de sa main
Et Géricault esquisse un Radeau rédempteur
Mais il meurt

Tout est abîme

Ironie de l’histoire
La chaîne d’or de ton enfance
Se penche avec ton cou
Pour féconder ma bouche
Nous germons

L’amour consolera peut-être de tant d’ombre
La douleur sanglotera peut-être aux éclats

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CRISTINA CASTELLO

 

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ROMAN VELISCHKO,

Oeuvre Roman Vélischko