vendredi 4 septembre 2015

AGNES SCHNELL

Un jour peut-être un jour où tout sera visible à portée de tes mots pourras-tu nommer les marges et les hors-champs tout ce que tu rejetais avec tes biffures. Angle mort soudain dans l’existence on se heurte aux murs rocs miroirs ou poussières . On se perd de digues en lézardes surtout la nuit quand le corps patiente quand la pensée court et dérape.   .   AGNES SCHNELL   .      
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vendredi 4 septembre 2015

AHMED BEN DHIAB

Nous avons la sagesse du pauvrele secret de nos rêves et de la langue nous les ouvriers citoyens de l'écho nuptial de la terre nés de la cadencedu contrepoint du jouret du collier de jasmin de la colombe au-delà de l'évidenceet l’ordinaire horreurun apatrideun enfant décharnéun mendiant d’eau et de cri un otage un mortssont avec nousils mangent à notre tableet relisent déchiffrent l’humainses actes ses intentionsla parenthèse et son silencedans la bouche du locuteur absent   .   AHMED BEN DHIAB   . ... [Lire la suite]
vendredi 4 septembre 2015

JE SUIS UN HOMME...

J'ai froid...De ce froid qui rabougrit, mène à se mettre en boule, à cacher toutes ses blessures. En demeurant aux aguets pour bondir et défendre ce qu'il me reste de valeurs. Privées, publiques... Les secondes, aujourd'hui, me conduisent à sortir de cette léthargie, et pousser, comme on me dit, un coup de gueule. Un enfant est mort. On publie sa photo. Certains s'indignent du principe au nom de la démagogie, du populisme, de l'appel à l'émotion. D'autres disent que cela permet de ne pas parler de tous les autres massacres dont on ne... [Lire la suite]
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vendredi 4 septembre 2015

JOSE EMILIO PACHECO

Sous le plus petit empire que l'été a rongé s'écroulent les jours, la foi, les prévisions. Dans la dernière vallée la destruction s'assouvit dans des villes vaincues que la cendre affronte. La pluie éteint la forêt illuminée par l'éclair. La nuit laisse son venin. Les mots se brisent contre l'air. Rien ne se restitue, Rien n'accorde La verdeur aux champs calcinés. Ni l'eau dans son exil Ne retournera à la fontaine Ni les os de l'aigle Ne retourneront à ses ailes.   .     JOSE EMILIO PACHECO   ... [Lire la suite]