Prendre l'eau pour le ciel et s'y noyer quand même, la tête dans les nuages. Se tromper d'adresse au bout des mots. Revenir à la ligne pour remettre le monde à l'endroit.
Les étoiles de mer filent entre les doigts, le temps d'un sourire, comme une comète qui traverse le vide. Elles survivent, l'instant d'une déferlante, d'une larme discrète qui rêvait de s'envoler.
Et celles de la nuit sont beaucoup trop hautes. C'est pour ça qu'elles brillent au milieu du noir, pour donner des chemins qu'il ne faut pas prendre, sous peine de se perdre dans l’abîme.
Alors tout ranger comme à l'habitude et ne rien bouleverser, même pas les cœurs.

 

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JOËL GRENIER

 

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JOEL