mardi 22 septembre 2015

GRIS LUMIERE...Extrait

Ignorant de ma fin et de mon commencement, j’écris aveuglément pour apprendre de l’encre des signes ce qui ordonne et croise la trame des images et la chaîne des mots   j’écris pour que la blancheur irrévocable qui ajoure et cerne les mots saisis par l’encre se souvienne du souffle qui les assemble en les mêlant à l’air qui me traverse.   Je veux qu’entraîné par la nappe de silence qui sourd et s’étend quand la page se détache de moi soient abolis regrets, désirs, attente et que, même fragment, l’écrit s’achève ... [Lire la suite]
mardi 22 septembre 2015

AGNES SCHNELL...Extrait

C’était une saison lente à ciel d’ébène d’où naissaient des jours sournois. C’était une saison de silence d’ombres pétrifiées de passages étroits. Chacun déchirait ses psaumes se dépouillait soudain de ses mots de ses songes et courait avec le vent vers la grève où tout recommençait. Les yeux fermés on marchait vers l’écho. C’était une saison lourde aux rives incertaines une saison sans rambardes où l’infini côtoyait le banal. En gouttes d’encre on partageait l’intime. On avait le regard presque apprivoisé et nos rêves pour seul... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,
mardi 22 septembre 2015

OSTINATO...Extrait

Se forcer à ne voir du monde que la beauté est une imposture où tombent jusqu'aux plus clairvoyants, et à qui la faute sinon au monde lui-même dont ce siècle finissant aura révélé par une somme inouïe de forfaits qu'à moins de fermer les yeux on ne peut désormais le souffrir qu'aux dépens de la rectitude du jugement ni le regarder de face qu'en limitant à l'extrême son angle de vision. C'est qu'au vu ou au su de tant d'atrocités commises et qui se perpétuent de toute parts comme les stigmates d'un mal absolu, le simple fait de vivre... [Lire la suite]