mercredi 23 septembre 2015

EPAULE...Extrait

Fleurs des talus sans rosée, pitoyables au voyageur, qui le saluez une à une, douces à son ombre, douces à cette tête sans pensée qu’il appuie en tremblant contre nos visages, signes, timide appel, caresse à l’homme qui ne sait plus rien des hommes sinon ce murmure d’une voix sans lèvres et le frôlement des suppliantes ombres, vous tout autour de l’année comme une couronne de présences, la petite étoile du faux fraisier sous sa frange de neige noircie (un papillon nu s’est trompé de soleil et vacille... [Lire la suite]
Posté par emmila à 23:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 23 septembre 2015

LE MOUVEMENT DU MONDE...Extrait

Je t’attends au bout du mondeou à son commencement,tandis que les semences sèchent au soleilqui ne se lève paset que les mots se perdent dans un verssans poids ni mesure.Tu es celle qui ne vient pas :promesse de l’amour qui emplitles miroirs, éclatdes ténèbres qui obscurcitle cristal.Et quand je regarde par la fenêtre,comme si tu venais du bout de la rue,seul le soir s’esquive au coin du trottoirqui t’a vu partiravec les yeux humides du matin nu.Ombre, cendres et ruineviennent à chaque printemps ; mais toitu reviens seulement de je ne... [Lire la suite]
mercredi 23 septembre 2015

JE T'ECRIS

Je t’écris pour te dire que je t’aime que mon coeur qui voyage tous les jours — le coeur parti dans la dernière neige le coeur parti dans les yeux qui passent le coeur parti dans les ciels d’hypnose — revient le soir comme une bête atteinte Qu’es-tu devenue toi comme hier moi j’ai noir éclaté dans la tête j’ai l’ennui comme un disque rengaine J’ai peur d’aller seul de disparaître demain sans ta vague à mon corps sans ta voix de mousse humide c’est ma vie que j’ai mal et ton absence Le temps saigne quand donc aurai-je de tes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 21:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 23 septembre 2015

POEME DE L'OLIVE

Ce temps des olives. Je ne connais rien de plus épique. De la branche d'acier gris jusqu'à la jarre d'argile, l'olive coule entre cent mains, dévale avec des bonds de torrents, entasse sa lourde eau noire dans les greniers, et le vieilles poutres gémissent sous son poids dans la nuit. Sur les bords de ce grand fleuve de fruits qui ruissellent dans les villages, tout notre monde assemblé chante. Il y a d'abord les blondes chansons des jours clairs et le basson des vieilles femmes, et celle qui détonne, et tous ceux des vergers... [Lire la suite]