Ah ! le monde est trop beau pour ce sang mal

enveloppé qui toujours cherche en l'homme le moment de

s'échapper!

Celui qui souffre, son regard le brûle et il dit non, il n'est plus amoureux des mouvements de la lumière, il se colle contre la terre, il ne sait plus son nom, sa bouche qui dit non s'enfonce horriblement en terre.

En moi sont rassemblés les chemins de la

transparence, nous nous rappellerons longtemps nos entretiens

cachés, mais il arrive aussi que soit suspecte la balance et quand je penche, j'entrevois le sol de sang taché.

Il est trop d'or, il est trop d'air dans ce brillant

guêpier pour celui qui s'y penche habillé de mauvais papier.

 

 

.

 

 

PHILIPPE JACCOTTET

 

 

.

 

 

 

Lorenz Wehrle2

Photographie Lorenz Wehrle