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Ce sont des battements d’ailes très doux
dans la banalité grise d’un ciel éteint
on entend cette voix
tapisserie disjointe de la terre
laisse rousse semée d’oiseaux
on entend ce murmure déchirant
sauvé…
provisoire…
on ne peut se fier qu’à ces ailes douces
on ne peut que bâtir sur l’absence
en son nom d’ange
car la piété ce beau nuage bas
nous conduit vers cette porte de nous-mêmes
où de grands chiens fauves s’endorment
sur une herbe scintillante
nommant clarté cette dépossession infinie

 

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PIERRE-ALBERT JOURDAN

 

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Guy-Denning

Oeuvre Guy Denning