samedi 10 octobre 2015

POURTANT JE M'ELEVE

Vous pouvez me citer dans l'histoire Avec vos mensonges amères et tordus,  Vous pouvez m’enfoncer dans la boue Mais, comme la poussière, je m’élèverai. Mon arrogance vous perturbe-t-elle?  Pourquoi sombrer dans la tristesse? Parce que je marche comme si j'avais des puits  Pompant leur pétrole dans mon salon. Tout comme les lunes et les soleils,  Avec la certitude des marées, Tout comme les espoirs toujours vivaces,  Je vais encore m’élever. Désirez-vous me voir brisée? Tête inclinée,... [Lire la suite]

samedi 10 octobre 2015

AFRIQUE

C'est ainsi qu'elle s'était allongée Sucrée comme la canne,  Des déserts pour cheveux,  Ses pieds moulés d’or  Des montagnes formant ses seins,  Deux Nils puits de ses larmes  C'est ainsi qu'elle s'est allongée  Noire durant des années. Par-dessus les mers blanches  Le gel blanc et glacé  Des brigands impassibles  Téméraires et froids  Ont volé ses frêles filles,  Vendu ses robustes fils  L’ont convertie avec Jésus,  L’ont fait saigner avec... [Lire la suite]
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samedi 10 octobre 2015

LENY ESCUDERO

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jeudi 8 octobre 2015

EEVA-LIISA MANNER

De ma vie je fais un poème, du poème une vie, Le poème est la manière de vivre, et l’unique manière de mourir, indifféremment, d’une extatique : glisser dans l’infini, flotter au fil de Dieu léger instant d’élection. Au fil des yeux glacés de Dieu qui ne pleurent pas, ne veillent pas, ne formulent pas d’opinions qui regardent sans se fixer, et en approuvant tout, pratiquent l’ordonnancement et les instants précis, protègent le scorpion, le serpent, la seiche (détestés par les humains, qui mêlent ces formes à leurs passions) ; ... [Lire la suite]
jeudi 8 octobre 2015

FEMMES...Extrait de LE SOUFFLE DES RESSACS

L'impossible ne peut être femmes! Nous aurons toujours la taille de nos rêves ! Nous rejoindrons, de notre florale impatience, Dans la lumière de nos espérances, Le suc flamboyant des étoiles Et le rire assourdissant des dansantes comètes ! Nos fièvres habillées des houles des naissances Nous offriront, comme toujours, tout ce temps Pour tisser, dans nos profondeurs ailées, Tous ces fruits volants de l’amour Qui naissent et s’abritent au creux de nos reins, En amples saisons tracées au miel des matins, S’élevant des caresses de nos... [Lire la suite]
jeudi 8 octobre 2015

LOUIS ARAGON

Sauras-tu jamais ce qui me traverse Ce qui me bouleverse et qui m’envahit Sauras-tu jamais ce qui me transperce Ce que j’ai trahi quand j’ai tressailli Ce que dit ainsi le profond langage Ce parler muet de sens animaux Sans bouche et sans yeux miroir sans image Ce frémir d’aimer qui n’a pas de mots Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent D’une proie entre eux un instant tenue Sauras-tu jamais ce que leur silence Un éclair aura connu d’inconnu Donne-moi tes mains que mon cœur s’y forme S’y taise le monde au moins un moment... [Lire la suite]
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dimanche 4 octobre 2015

BLESSURE VUE DE LOIN

Ah ! le monde est trop beau pour ce sang mal enveloppé qui toujours cherche en l'homme le moment de s'échapper! Celui qui souffre, son regard le brûle et il dit non, il n'est plus amoureux des mouvements de la lumière, il se colle contre la terre, il ne sait plus son nom, sa bouche qui dit non s'enfonce horriblement en terre. En moi sont rassemblés les chemins de la transparence, nous nous rappellerons longtemps nos entretiens cachés, mais il arrive aussi que soit suspecte la balance et quand je penche, j'entrevois le sol de... [Lire la suite]
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dimanche 4 octobre 2015

FREDERIC LENOIR

Il aimait surtout s'étendre dans l'herbe, à une courte distance de la rivière, fermer les yeux et écouter le chant de la nature. L'écoulement de l'eau formait une sorte de grondement continu sur lequel venaient danser une multitude de voix les plus variées : le cri aigu du pinson, le sifflement du vent dans le feuillage des peupliers, le piaillement des mésanges, le frêle grésillement d'une sauterelle. Il lui arrivait d'être si intensément présent à cette symphonie pastorale qu'il se sentait fondre dans cet univers de sons jusqu'à... [Lire la suite]
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dimanche 4 octobre 2015

SONA JOBARTEH AFRICA FESTIVAL

  À la naissance de Sona Jobarteh (à Londres), la kora était encore aux mains des hommes. Seulement voilà, la petite fille avait pour cousin le fameux korafolà Tunde Jegende, et très vite elle brille sur cette harpe-luth mandingue. Aujourd’hui, elle est la plus célèbre des virtuoses africaines. Elle apprend aussi le violoncelle, le piano et la harpe au Royal College of Music de Londres. Elle participe à divers projets orchestraux, joue notamment avec l’Irish Chamber Orchestra et le Royal Philharmonic Orchestra. Elle est... [Lire la suite]
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samedi 3 octobre 2015

FRAGMENTS...Extrait

Il n’y a plus d’ombre. Une seule larme où tremble un monde. Si peu de miel à cette heure que les ruches s’emplissent de cris absurdes. Ai-je grandi ? Je suis seul sur cet équilibre de pierres d’où j’embrasse tout le décor. Mais qui a brossé tant de verdeur ? Je suis seul. Le peuplement du soleil envahit jusqu’à mon nom. J’ai grandi. Je suis heureux. La lumière tisse son châle de frissons. Le moment où l’esprit s’habille de stupeur. Moi, rendu aux traces, à l’arête de la pierre. Moment trop aiguisé pour que la parole en sorte... [Lire la suite]