Peut-être n'est-il pas,
hélas,
de phares dans la nuit ?
Que sommes-nous
sinon reflets de lune et vibrations du vide,
nuances et passages
fluctuations
flux et reflux,
et le creux et le grouillement
et le désordre et l'harmonie
.
Nos géographies s'éparpillent
Nos terres s'érodent
et se désorientent
Nous n'avons inventé ni l'axe ni l'éclat
Nous sommes méandres et mouvances
oscillations et scintillements
.
N'est-il pas,
oh, n'est-il pas,
quelque part,
une île fourmillante et nue,
gonflée de sève,
une île où vivre est une vitre claire,
un miroitement d'or ?
.
.
.
COLETTE GIBELIN
.
.
.

colette