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Tu vas
ainsi à tous pareille
tu vas ainsi que vont les hommes
franchissant lentement
ce qu’ils espèrent eaux calmes
et n’est qu’entraves
et pièges.

Arbres parmi les arbres puissants
ils recherchent
l’étreinte
ils nouent leurs questions
à d’autres questions.
Ils ne sont parfois qu’une toute petite voix d’enfance
toujours étonnée
 toujours apeurée.

Le poète se trompe !
Il n’y a pas de source
dans les regards
ni d’anges
si ce n’est de pierre.

Il n’y a pour toi
que ce jeu infernal
d’ombres et de lumière
il n’y a que toi
qui cherches
et te déchires,
ennemie de toi plus que les autres.

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AGNES SCHNELL

 

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GUY DENNING 3,

Oeuvre Guy Denning