O ma sève, ma sève numide.
 Toujours, il y eut l'errance et toujours le vent.
 Et l'exultation des sables en vaines armées de cristaux.
  Et l'abri humide des cavernes au flanc des steppes  de l'exil.
  Et toujours la nudité des touffes, au creux de l'été proféré.  
Toujours, toujours le rêve tenace et fragile
 D'une rive où aborder pour renaître
  Nu et réconcilié  et vivant
 au rythme des palmes balancées

...

Avec, au creux de nos paumes, une étincelle de silex
 Avec, dans la nacelle de nos cœurs, une brassée de papillons
 Avec dans nos pupilles, des caravelles et des ombres
  Nous avons chevauché l'horizon

 

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CHAMS NADIR

 

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jean françois jung2

Photographie Jean-François Jung