Je suis tout juste un peu d'air qui passe
air où naviguent mes amis les oiseaux
air qui pénètre les poumons de la vie
( celui qu'ils rejettent, que respirent les feuilles )
un peu d'air qui passe sans heurt sur les rochers,
que traversent les sabres, les poings, les balles
j'accueille les rayons du soleil
et le noir invisible de la nuit
j'entoure la présence de la mort
son inconnaissance peut-être
mes longs bavardages avec la mer
le sable, les cailloux, les herbes et les arbres
tensions et raideurs confiées à la danse
de l'air n'importe où qui se prête aux ailes ;
parcourt sans heurt des montagnes rocheuses
pointes de couteaux et dents de rapaces
je sens mes pensées tellement plus proches
des grandes courbes glissées des hirondelles
que du passage en force d'un bulldozer
d'un souffle d'air qui passe sur les eaux
que des certitudes des princes de ce monde
(... et j'ajoute pour mémoire... plus proche des quatre impromptus de Brahms que de... que de... que de..., etc..., etc ! )

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LORAND GASPAR

 

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Jamil Naqsh2,

Oeuvre Jamil Naqsh