jeudi 28 avril 2016

L'ARRACHE COEUR...Extrait

quand ta mer ne dira plus la mer mais son brasier de fleurs quand tes aubes ne feront plus mes jours soleils par nous versés pierre à pierre en chemin notre lumière et notre écho tranchés perdus tu souriras dans le silence lent et blanc d’une pluie endormie aux pieds des parcs ton coeur miraculeux dessinera d’une main de cristal et si loin de tous les regards possibles sans trembler ma couleur immédiate   .   FRANCIS ROYO   .   Oeuvre Bernard Liégeois http://www.bernardliegeois.com     ... [Lire la suite]
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jeudi 28 avril 2016

MALGRE LES ÂPRES TRAVERSEES...

Malgré les âpres traversées de la nuit organique lors de la mort de nos chevaux fous nos amours à l’encan et nos corps disgraciés nous aurions pu errer muets et las balayant incertains le bitume des villes de nos ombres inachevées Pourtant chaque matin nous enlaçons l’air frais Nous posons notre joue sur le souple oreiller du vent et c’est notre manne Chaque goutte de pluie est désir sur nos mains tendues Chaque trouée est route ronde ouverte Chaque maison est ruche et les fruits sur nos lèvres sont les plus mûrs Nos épaves... [Lire la suite]
lundi 25 avril 2016

SABLE MOUVANT

... Et le chanteur d'amourEmbrouillé dans les feuillesRoucoule pour l'oreille sourdequi l'accueilleLa chanson d'un cœur d'orPlus lourde que du plombEt les dates aussi se sont éparpilléesDans les gouffres de l'atmosphèreLes chiffres plus vite brouillésEntre les rides sèches de la terreDans tous les recoins des visagesNuages de l'enfer arrêtés au passageJe glisse sur la palissadePar-dessus les feuillards et les épis de bléFlatté par le ronron trop doux de ma paresseBercée dans ma prisonComme un refrain d'amourMais il y a quelque chose... [Lire la suite]
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lundi 25 avril 2016

TITI ROBIN - LA PETITE MER

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lundi 25 avril 2016

ABDELWAHAB MEDDEB

... « le monde est un tissu d'épiphanies toute chose visible porte en elle les traces de l'Invisible voir c'est déchiffrer pour interpréter l'esprit fouille ce que l'oeil reçoit il perçoit plus que l'offre du regard toute face tout paysage est enveloppé d'un halo où grouillent les atomes au-delà des sens et ces atomes emplissent le champ au-dedans de traits et des rides et des tics qui animent les visages comme à la surface des mers à la furtive levée du sable » ... .   ABDELWAHAB MEDDEB   .   Photographie... [Lire la suite]
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lundi 25 avril 2016

LA MORT EST UNE ILLUSION

La mort est une illusion. On ne meurt pas mais on naît de différente manière. On naît dans le renouveau total, ce qui donne l'impression d'une rupture nommée mort. Chaque fois que le renouveau est profond, chaque fois que le renouveau est total, la mort est le premier mot qui vient pour décrire cette naissance radicale. La naissance radicale elle-même est une sorte de mort, c'est-à-dire un changement, une renaissance qui brise les limites stagnantes de la finitude, de la saturation. La mort offre à la conscience un voyage interne dans... [Lire la suite]

vendredi 22 avril 2016

COCOTTE EN PAPIER

Cocotte en papier !Aigle des enfants,Aux plumes de lettres,Sans nid,Sans ami.Des doigts encore trempés de mystèreTe font naître en un froidCrépuscule d'automne, alors que meurentLes oiseaux et que le bruit de la pluie nous fait aimer la lampe,Le cœur et le livre.Tu ne vis que quelques minutesDans le frêle châteauDes cartes qui s'élève en chantantComme la tige d'un lys,Là, sans yeux et sans ailes, tu songesQue tu aurais pu êtreL'acrobate grotesque qui souritPendu à un fil,La silencieuse nef sans rameurs ni voilure,Le... [Lire la suite]
vendredi 22 avril 2016

PAJARITA DE PAPEL

Pajarita de papel« ¡ Oh pajarita de papel!Águila de los niños.Con las plumas de letras,sin palomoy sin nido.Las manos aún mojadas de misteriote crean en un fríoanochecer de otoño, cuando muerenlos pájaros y el ruidode la lluvia nos hace amar la lámpara,el corazón y el libro.Naces para vivir unos minutosen el frágil castillode naipes que se eleva temblorosocomo el tallo de un lirio.y meditas allí ciega y sin alasque pudiste haber sidoel atleta grotesco que sonríeahorcado por un hilo,el barco silencioso sin remeros ni velamen,el... [Lire la suite]
vendredi 22 avril 2016

PERSONNE NE QUITTE SA MAISON...

Personne ne quitte sa maison à moins Que sa maison ne soit devenue la gueule d’un requin Tu ne cours vers la frontière Que lorsque toute la ville court également Avec tes voisins qui courent plus vite que toi Le garçon avec qui tu es allée à l’école Qui t’a embrassée, éblouie, une fois derrière la vieille usine Porte une arme plus grande que son corps Tu pars de chez toi Quand ta maison ne te permet plus de rester. Tu ne quittes pas ta maison si ta maison ne te chasse pas Du feu sous tes pieds Du sang chaud dans ton ventre C’est... [Lire la suite]
vendredi 22 avril 2016

NOUVEAUX POEMES...Extrait

Empoisonnée, ensanglantée, minée, Emprisonnée, calcinée, meurtrie, Tu implores, Terre, en criant De toutes tes racines- veines, De tous tes fleuves et rivières, L’Homme-l’ingrat, D’arrêter tous ses crimes, De te laisser continuer Les chants de tes épopées Portés par tes échos, Entre monts et vallées, Entre labours et cimes, Entre grottes et forêts ! Pourtant, tu lui offres encore Ton eau qu’il assassine, Tes arbres qu’il élimine ! Pourtant, tu coules encore Roucoules, ton corps asphyxié, En tes chemins de fleurs, En tes rires... [Lire la suite]