lundi 16 mai 2016

MICHEL CAMUS

Merci Adélita mia...   S’ouvrir et attendre que s’écrive, non pas un poème, mais ce qui traverse et dépasse « l’homme troué » qui n’est pas quelqu’un, mais une goutte de lumière, un grain de silence, un noyau fermé sur soi de transpoésie inconnue : quelque chose d’infiniment ouvert seulement vers l’intérieur, quelque chose d’abyssal à quoi grâce à sa lumineuse ignorance il se sent verticalement relié. On vit sans savoir ce qu’est la vie. On aime sans savoir ce qu’est l’amour. On crée sans savoir ce qu’est l’inspiration. On... [Lire la suite]

samedi 14 mai 2016

LE BONJOUR ET L'ADIEU...Extrait

Merci à Sylvie ...  Toujours les choses se dérobent et laissent le regard errer sur cette nappe de clarté  dont la douceur n’est que l’approche de la pierre pour de violentes noces imparfaites.  Et l’entaille demain à la mesure du corps entier,  de quel cri s’éveillera le chemin ? Sous les paupières d’amande glisse le fruit des larmes évaporées, dur sommeil, long soleil de la besace des pauvres. ...    La parole chargée de guérir a dressé cette ruine  de quelques chardons... [Lire la suite]
samedi 14 mai 2016

L'ODE AU TEMPS QU'IL NOUS RESTE...Extrait

Le temps passe et nous te regardons depuis le nid ancien,comme un coquelicot dont les premières sèves ne s’oublientFleur fragile aux allures d’arbre, souriante sur nos désordres, pluies incessantes de la belle usureD’elle ou de moi, à qui ressembles-tu quand tu regardes de si près tes pasOù t’en vas-tu, si belle, dans le vaste couloirVers quel amour, quel labyrinthe choisiFier de toi ou orgueilleux de moi-même,combien me faudra-t-il de livres pour que cessent mes doutes et cette peur de te voir tomberNous te savons fidèle à tes... [Lire la suite]
Posté par emmila à 16:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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samedi 14 mai 2016

COMPLAINTE DU LEZARD AMOUREUX

N’égraine pas le tournesol, Tes cyprès auraient de la peine, Chardonneret, reprend ton vol Et reviens à ton nid de laine. Tu n’es pas un caillou du ciel Pour que le vent te tienne quitte, Oiseau rural ; l’arc-en ciel S’unifie dans la marguerite. L’homme fusille, cache-toi ; Le tournesol est son complice. Seules les herbes sont pour toi, Les herbes des champs qui plissent. Le serpent ne te connaît pas, Et la sauterelle est bougonne ; La taupe, elle, n’y voit pas ; Le papillon ne hait personne. Il est midi, chardonneret. Le séneçon... [Lire la suite]
Posté par emmila à 15:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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vendredi 13 mai 2016

THAMI BENKIRANE, PHOTOGRAPHE ...

Voici un reportage sur le très créatif et talentueux photographe Thami Benkirane, originaires de Fès, Ami virtuel depuis de nombreuses années et qui me permet d'utiliser quelques unes de ses magnifiques créations photographiques afin d'illustrer quelques poèmes de mon blog de poésies du monde...Ce dont je le remercie infiniment...     .
Posté par emmila à 21:03 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 11 mai 2016

REQUÊTE EN PARDON A L'HOMME NOIR

J’ai vu le gueux manger la terre quand la graine tombait du ciel jetée là par de monstrueux avions venus d’occident la graine jetée aux chiens noirs était blanche et blême l’enfant piétiné j’ai entendu sous un soleil atroce le corps des pauvres claquer au vent et claquer des dents au gré des blancs claquer comme un étendard famélique percé de trous j’ai vu trop souvent ce geste terrible des doigts joints portés aux lèvres pour signifier la faim mais jamais je n’ai vu non au grand jamais ni entendu ventre repu claquer au vent ni... [Lire la suite]

mardi 10 mai 2016

ETTY HILLESUM

Il faut oublier des mots comme Dieu,la Mort, la Souffrance, l'Eternité.Il faut devenir aussi simpleet aussi muetque le blé qui pousseou que la pluie qui tombe.Il faut se contenter d'être. .   ETTY HILLESUM   .  
mardi 10 mai 2016

STIG DAGERMAN

Et mon pouvoir est redoutable tant que je puis opposer la force de mes mots à celle du monde, car celui qui construit des prisons s’exprime moins bien que celui qui bâtit la liberté. Mais ma puissance ne connaîtra plus de bornes le jour où je n’aurai plus que le silence pour défendre mon inviolabilité, car aucune hache ne peut avoir de prise sur le silence vivant.   . STIG DAGERMAN .   Oeuvre Abed Abdi
mardi 10 mai 2016

NOS ENNEMIS

 Je ne me tairai pas : je suis né du silence, De celui qui s’obsède à vous montrer ses plaies. Je suis né un beau jour, de mots de délivrance. Que s’ouvre notre écluse au sang des oubliés ! Le mot ne sert à rien s’il ne chante les hommes. La raison n’a de sens que si le cœur l’écrit. Un futur est en nous pour de nouveaux royaumes Et l’argent et les dieux en sont leurs ennemis !   .   BRUNO RUIZ   .   Oeuvre Cirilo Martinez Novillo  
Posté par emmila à 17:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 10 mai 2016

DIALOGUE AU BOUT DES VAGUES...Extrait

A Toi, ma soeur d'étoiles..   J'ai trouvé ce soir les clefs d'un sémaphore pour guider mon voyage aux sources de ma vie J'ai trouvé ce soir au doux silence enduit de ta présence exquise la trace de tes pas J'ai suivi l'ombre de mes yeux égarés à la silhouette de ta voix J'ai mûri le fruit qu'en deux j'ai partagé lorsque minuit sonna Qu'il est des rêves étranges que celui de tes doigts qu'il est doux de sentir un peu de ton émoi La ville aboie par un chien affamé des voix montent lointaines et le cri d'un enfant meurtri ce... [Lire la suite]