samedi 7 mai 2016

PEUT- ÊTRE QUE LE VENT

PEUT-ÊTRE LE VENT qui parledu vent dans les chênesPeut-être le rêve emprisonnéqui caresse l’idée du cielA travers les barreauxle regard qui veilleLa transparence du jourignorée du soleilPeut-être le désertla dune où passe une onde blancheLa chevelure du sommeilpenché sur les rizièresLe regret qui traîne racinessur les champs fatiguésEt la géométrie où durcitle projet du technocratePeut-être la collineoù l’air vif se découvre un parfumDans les lavandes la voixdes cueilleuses qui fraîchitLes nappes fugitives des riséesça et là renflées... [Lire la suite]
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vendredi 6 mai 2016

JACQUES GAMBLIN AU PARLEMENT DES ECRIVAINS

Merci Joss    
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mercredi 4 mai 2016

CHET BAKER - You don't now what love is

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mardi 3 mai 2016

BERGERIES...Extrait

SupposeQue je vienne et te verseUn peu d’eau dans la mainEt que je te demandeDe la laisser coulerGoutte à goutteDans ma bouche.SupposeQue ce soit le rocherQui frappe à notre porteEt que je te demandeDe le laisser entrerSi c’est pour nous conterLe temps d’avant le temps.SupposeQue le vol d’un oiseauNous invite au voyageEt que je te demandeDe nous blottir en luiPour avec lui volerA travers la pénombre.SupposeQue s’ouvrent sous nos yeuxTous les toits de la villeEt que je te demandeDe choisir la maisonOù, le toit refermé,Tu aimeras la... [Lire la suite]
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mardi 3 mai 2016

ENTRE LE VIDE ET L'ILLUMINATION...Extrait

C’est une présence brûlante que je nommedans la fleur d’eau qui tremble entre les feuillesdans l’acier rigide du pont dans la pommeL’agenouillement du soleil au bord du fleuveC’est une présence brûlante que je nommequand s’avance puissant comme une étraveParmi la houle brutale des hommesdouleur contre douleur sang contre sangSous la paupière lourde de l’étoileAu fond du limon obscur qui râledéchiré par les crocs du feu et de la pierreÀ l’heure où s’éternise en moi la note graved’une flûte de berger ligoté dans la toiled’araignée des... [Lire la suite]
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mardi 3 mai 2016

SONNETS POUR UNE FIN DE SIECLE

à Vénus Khoury-GhataTous les enfants, vous le savez, sont des naviresqu’un proverbe pareil aux brises les plus doucesconduit, syllabe après syllabe, au continentoù les pingouins dorés murmurent des poèmes. Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleauxqui dans la nuit, en demandant pardon, écartentleurs branches, leur écorce, et vont, jusqu’au vertige,danser sur la grand-place, au milieu des poulains. Tous les enfants, vous le savez, sont des comètesvenues nous rendre hommage au nom d’un autre azur,d’une autre vérité,... [Lire la suite]
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lundi 2 mai 2016

LA DEMEURE DES MOTS

 Ce que fut sa demeure Et son horizon de fuchsias Encor là comme un zeste d'étoile   La demeure Où le battement lent de son cœur Épouse la souffrance Et l'absence   Aujourd'hui Murmure clair-obscur La poussière des rayons engrange Les versets d'un visage ébloui   Et même une voix d'ange Se glisse dans les mots Un visible silence d'amour Se répand Auréole De la lueur d'étoile   Je pressens La fraicheur inouïe du jasmin Parfum de l'infini Le ciel au fond de l'ombre Naissant dans la... [Lire la suite]
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lundi 2 mai 2016

EN PAYS DE VERTIGE...Extrait

Les chemins mènent tous au secret. Ils s'infléchissent à quelque tournant, on marche ainsi en pays réel et puis soudain hors du temps mesurable. On se retrouve enrichi de quelque épaisseur de vie étrange comme si l'on avait déjà vécu plusieurs existences. Pays à la brisure du crépuscule comme s'il voulait signifier qu'il est tard mais toujours temps. On ramène alors de ces sortes de regards, de ces voyages, la connaissance de l'être dilaté, perméable au possible, un réel annexé, magnifié. Dans ces randonnées en pays de vertige,... [Lire la suite]
lundi 2 mai 2016

BAJO TU CLARA SOMBRA

Un cuerpo, un cuerpo solo, un solo cuerpoUn cuerpo como día derramadoY noche devorada;La luz de unos cabellosQue no apaciguan nuncaLa sombra de mi tacto;Una garganta, un vientre que amaneceComo el mar que se enciendeCuando toca la frente de la aurora;Unos tobillos, puentes del verano;Unos muslos nocturnos que se hundenEn la música verde de la tarde;Un pecho que se alzaY arrasa las espumas;Un cuello, sólo un cuello,Unas manos tan solo,Unas palabras lentas que desciendenComo arena caída en otra arena.Esto que se me escapa,Agua y delicia... [Lire la suite]
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lundi 2 mai 2016

BAN, AU COQ ET SES BEAUX SILENCES

Ton cri, vulgarisé pour enfants par « cocorico », déchirant à mon sens car de la profondeur des âges, enchevêtre aigûment la stridence et la raucité, bruit en moi des plaintes d’une souffrance lucide. Monté de la gorge et du ventre comme celui de Munch il écorche non juste le matin mais tout temps calme, contrairement à ce que d’aucuns disent supposer, qui n’ont pas peur d’en faire un signe instinctif de triomphe. Il s’en faut de beaucoup que cela corresponde au vrai d’univers où les oasis de vie en paix sont rares, les bonheurs... [Lire la suite]