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A la fin il y aurait la mer, visage déchirant, comme un grand désert violet, lente, très blanche, et musicale, peut-être un peu blessée, mais si remuée de soleil.
Et au-delà, cette matière nue, ce sel de désirs.
Toi, ma désarmée d’avant saison, mon indécis parmi les ronces, nous avançons dans les rires gonflés de questions, avec l’entêtement absurde des hublots.
Paupières battantes, la joie.
Toi, mon grand délire d’extrême raison, ma déchirée solaire, ô dites moi cet espoir insensé, et l’aube vive comme un chant de coquelicots.
A la fin peut-être nous pourrions être heureux ?

 

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COLETTE GIBELIN

 

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ode

Oeuvre Ode

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