jeudi 7 juillet 2016

UNE PRISON SANS MUR

à Michelle Vallée   Même le désespoir ne tient pas ses promesses. Les feuilles ouvrent leurs mains comme un enfant les yeux vers ce qui est donné, le soleil ou la pluie, le sommeil ou la fête, le trèfle à quatre feuilles ou le chant des lutins, la braise sous les mots traduisant le silence dans une langue inconnue.   À chaque printemps je redeviens celui qui naît, celui qui ne sait rien. Ne comptez pas sur moi pour vous rendre des comptes. Je m'abandonne aux autres. Je ne vends pas je donne. Je n'achète pas... [Lire la suite]

jeudi 7 juillet 2016

UN ARPÈGE DE FEUILLES DANS L'AILE BLEUE DU VENT

Un jour la vie sera comme une main ouverteNos royaumes réels tous les chants déchiffrés Je serai parmi vous comme un arbre immobileEt le soir tombera très doux sur une épauleAlors je chanterai comme on parle à l’oreilleUn arpège de feuilles dans l’aile bleue du vent Quelque part le bonheur en nous fera ses nidsLe soleil entrera partout dans les mémoiresEt chacun vibrera de sa harpe profondeChacun sa dissonance en l’accord inouï J’entends depuis toujours un impossible orchestreJ’entends depuis toujours nos échos se brisantEt tu... [Lire la suite]
Posté par emmila à 19:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 7 juillet 2016

VIVRE DANS LE FEU, CONFESSIONS

« Même chose qu'avec la mer : solitude, solitude, solitude.Les livres m'ont plus apporté que les gens. Le souvenir d'une personne pâlit toujours devant le souvenir d'un livre, - je ne parle pas des souvenirs d'enfance, non, que des souvenirs d'adulte !J'ai mentalement tout vécu, tout saisi. Mon imagination court toujours devant. J'ouvre les fleurs encore en bouton, effleure de manière grossière les choses les plus tendres et je le fais sans le vouloir, je ne peux pas ne pas le faire ! Donc, je ne peux pas être heureuse ? "M'oublier"... [Lire la suite]