Il a plu ce matin
et l’eau venue du ciel
adoucit de rosée
les ronces de la nuit.
Chaque rire d’oiseau
est une vague de plume
sur l’océan des feuilles.

Dans la maison du temps
l’espace est une porte
que l’on ouvre sans main.
Malgré tous les faux pas
j’ajoute l’espérance
à la grandeur des mots.

J’ai mis sur l’absence
une passerelle de phrases
mais l’attraction du fleuve
emporte vers la mer
jusqu’à l’encre des pas.

Tu as laissé en moi
un murmure de lumière
que même la distance
ne pourra pas éteindre.

Derrière chaque mot
chaque geste
les battements de ton cœur
changent le cours du mien

 

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JEAN-MARC LA FRENIERE

http://lafreniere.over-blog.net/2016/07/

 

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charles-camoin

Oeuvre Charles Camoin