mercredi 27 juillet 2016

TIEMPO DEL ARBOL

No era el árbol. Pero la brisa, sí, y el ave y la plegaria del ave; y la doctrina del fruto y el ritual de las mariposas amarillas. No era el árbol. Pero el campanario, sí, de las corolas y la tierra para el descenso de las flores y la raíz de las lluvias y el motivo de las sombras y el brazo verde en la llovizna. No era el árbol. Pero la nube, sí, y el viento y la voz, el cuerpo y el alma del viento y los miembros para el ansia del agua y las entrañas para el deseo del sol y el camino de alas transparentes. No era... [Lire la suite]

mercredi 27 juillet 2016

TEMPS DE L'ARBRE

Ce n’était pas l’arbre. Mais la brise, oui, et l’oiseau et la prière de l’oiseau; et la doctrine du fruit, le rituel des papillons jaunes. Ce n’était pas l’arbre. Mais le campanile, oui, des corolles et la terre pour la descente des fleurs et la racine des pluies et la broderie des ombres et le  bras vert dans la bruine. Ce n’était pas l’arbre. Mais le nuage, oui, et le vent et la voix, le corps et l’âme du vent et les membres pour la soif de l’eau et les entrailles pour le désir de soleil et le chemin aux ailes... [Lire la suite]
mercredi 27 juillet 2016

LES MAINS NEGATIVES

 Devant l'océan sous la falaisesur la paroi de granitces mainsouvertesBleuesEt noiresDu bleu de l’eauDu noir de la nuitL’homme est venu seul dans la grotteface à l’océanToutes les mains ont la même tailleil était seulL’homme seul dans la grotte a regardédans le bruitdans le bruit de la merl’immensité des chosesEt il a criéToi qui es nommée toi qui es douée d’identité je t’aimeCes mainsdu bleu de l’eaudu noir du cielPlatesPosées écartelées sur le granit grisPour que quelqu’un les ait vues.Je suis celui qui appelleJe suis... [Lire la suite]
Posté par emmila à 18:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
mercredi 27 juillet 2016

HUMBLE FRESQUE DES CONSOLATIONS DU MONDE

Des Christ Des suaires Des prophètes Des arbres rouges d'oiseaux Flottent dans l'attente, Don Quichotte Les apôtres Des cantiques Des baies rouges Des branches de buis Le rituel dérisoire et toujours répété de la croyance en la tendresse humaine L’enfant, l’oiseau, les loupsPar-dessus les pleurs, il reste l’amour Du plus ordinaire des jours En plus simple apparence, l’ange Se pose sur les mains jointes Comme on voit près de l’arbre décimé Un corbeau solitaire dépecer la misère humaine Comme on lit les prières arrachées aux... [Lire la suite]